Nés en 1794, avec l'ouverture à Paris de la ménagerie du Jardin des plantes, premier zoo moderne, c'est-à-dire à vocation scientifique, les parcs zoologiques ont évolué pour devenir, au début du xxie siècle, des centres de conservation destinés à aider et promouvoir, autant que possible, la sauvegarde de la biodiversité. Quel que soit leur nom – zoo, espace animalier, bioparc... –, leur taille, leur localisation et leur statut (de type privé, municipal ou national), ils ont tous à assumer ce même devoir de protection des espèces animales. Ils se présentent aujourd'hui comme une option pour tenter de rétablir les populations des espèces les plus menacées.
1. Une brève histoire des zoos
De tous temps des « ménageries » ont existé. Les animaux – signes de richesse et de puissance, sources d'amusement et de curiosité, ou dressés à des fins utilitaires (chasse, guerre...) – ont ainsi accompagné l'homme tout au long de son histoire.
Dans l'Égype antique, on gardait dans des espaces particuliers les animaux « sacrés », aussi bien des mammifères – « cynocéphales » (babouins), mangoustes, lions, hippopotames – que des oiseaux – ibis, cigognes, vautours –, des reptiles – crocodiles, serpents – et des poissons – brochet, perche. Les Égyptiens utilisaient aussi certaines espèces pour la chasse (léopards, guépards, hyènes rayées...) et ils « apprivoisaient » également certains animaux tels que les gazelles, les cobes, les oryx ... Les Romains, quant à eux, maintenaient en cage nombre d'espèces de mammifères (lion, tigre, ours...) qui leur servaient pour les jeux du cirque, leur distraction favorite. Ils dressaient les animaux à se battre entre eux ou avec des hommes.
Rois, princes et nobles constituaient souvent des ménageries d'animaux exotiques pour leur plaisir et leur curiosité. Ainsi, la ménagerie de Versailles, créée sous Louis XIV entre 1662 et 1669, fut l'une des plus importantes d'Europe. Elle fut d'ailleurs souvent imitée : le parc de Schönbrunn à Vienne en fit une copie en 1756, en […]
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