Nés en 1794, avec l'ouverture à Paris de la ménagerie du Jardin des plantes, premier zoo moderne, c'est-à-dire à vocation scientifique, les parcs zoologiques ont évolué pour devenir, au début du xxie siècle, des centres de conservation destinés à aider et promouvoir, autant que possible, la sauvegarde de la biodiversité. Quel que soit leur nom – zoo, espace animalier, bioparc... –, leur taille, leur localisation et leur statut (de type privé, municipal ou national), ils ont tous à assumer ce même devoir de protection des espèces animales. Ils se présentent aujourd'hui comme une option pour tenter de rétablir les populations des espèces les plus menacées.
De tous temps des « ménageries » ont existé. Les animaux – signes de richesse et de puissance, sources d'amusement et de curiosité, ou dressés à des fins utilitaires (chasse, guerre...) – ont ainsi accompagné l'homme tout au long de son histoire.
Dans l'Égype antique, on gardait dans des espaces particuliers les animaux « sacrés », aussi bien des mammifères – « cynocéphales » (babouins), mangoustes, lions, hippopotames – que des oi […]
