Penseur confucéen, le premier qui, continuant l'œuvre de Li Ao, donne un cadre cosmologique à la métaphysique élaborée par ce dernier. Il le fait au moyen du Tableau du Faîte Suprême (Taijitu), diagramme illustrant la naissance de l'univers à partir du Faîte Suprême, dans lequel les forces antithétiques du Yin et du Yang se trouvent à l'état indifférencié et qui est lui-même sorti du « Sans Faîte » (wuji), c'est-à-dire du Néant absolu.
L'idée du Faîte Suprême vient du Livre des mutations (Yijing), tandis que le « Sans Faîte » renvoie à la métaphysique taoïste, à laquelle Zhou Dunyi a d'ailleurs emprunté son diagramme. Mais l'apport original de celui-ci consiste dans la façon dont il conçoit l'homologie entre la morale du confucianisme classique et l'évolution cosmique. Ainsi, il considère le Faîte Suprême comme équivalent à la Nature ou à la qualité divine et innée (Xing) des êtres. Cette Nature innée est foncièrement bonne. De la même façon, le Yin et le Yang, qui procèdent immédiatement du Faîte Suprême, correspondent au dur et au souple. Quand le Yinet le Yang se […]
