La personnalité de Zhou Enlai rassurait les Occidentaux. Comme ils avaient le sentiment d'être mieux connus et compris de lui que d'aucun autre dirigeant de la Chine populaire, ils croyaient le connaître lui-même assez bien et l'estimaient proche d'eux. À l'exception du secrétaire d'État John Foster Dulles qui refusa de lui serrer la main à Genève en 1954, il a séduit la plupart de ses interlocuteurs. Encore Dulles lui-même en avait-il moins à la personne de Zhou qu'au représentant du communisme chinois. Zhou Enlai n'a pas seulement conféré avec les grands du monde entier, il a en outre reçu de très nombreuses personnalités et délégations étrangères de tout niveau et de toute nature. Ces bavardages affables prodigués pendant quarante ans ont beaucoup servi la cause du communisme chinois. Si Zhou Enlai demeure mal connu, ce n'est certes pas faute d'avoir occupé le devant de la scène. En Chine comme à l'étranger, avant comme après 1949, sa carrière a été plus publique que celle d'aucun autre dirigeant chinois.
Né à Huaian dans le Jiangsu en 1898 dans une famille aisée de lettrés, Zhou Enlai, ava […]
Autres références
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Bibliographie
L. Bianco, Les Origines de la révolution chinoise 1915-1949, Gallimard, Paris, nouv. éd. augm., 2007
J. Guillermaz, Histoire du Parti communiste chinois (1921-1949), Payot, Paris, 2004
Le Parti communiste chinois au pouvoir (1949-1976), Payot, 2004
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Kai-Yu Hsu, Zhou Enlai, éminence grise de la Chine (Zhou Enlai, China's Grey Eminence, Double Day and Co., New York-Garden City, 1968), trad. J. R. Major, Mercure de France, Paris, 1968
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T. W. Robinson, « Zhou Enlai and the Cultural Revolution in China », in The Cultural Revolution in China, T. W. Robinson dir., Univ. of California Press, Berkeley, 1971
Zhou Enlai, Œuvres choisies, éd. en langues étrangères, Pékin, 1981-1989.
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