Fleuve de montagne, le Zeravchan prend naissance à 2 600 mètres d'altitude sur le front du glacier de vallée qui porte le même nom dans les montagnes de l'Alaï. Sur les premiers trois cents kilomètres de son cours, le Zeravchan est un torrent de haute montagne coulant au fond de gorges fort étroites que dominent des crêtes s'élevant jusqu'à 5 500 mètres d'altitude. Après avoir traversé le Tadjikistan, sa vallée s'épanouit sur le piémont peu avant de parvenir à Samarkand en Ouzbékistan ; le régime de l'écoulement reste de type glaciaire : à son entrée dans la plaine, le fleuve roule 30 mètres cubes par seconde au cours des mois d'hiver, alors que le débit s'élève jusqu'à 600 mètres cubes par seconde durant le mois de juillet. Puis, saigné à blanc par les prélèvements de l'évaporation et les ponctions dues à l'irrigation, le fleuve s'assèche bientôt et ses eaux ne parviennent plus à rejoindre le cours de l'Amou-Daria avec lequel elles confluaient lors de la phase humide du Quaternaire.
Le Zeravchan ravitaille en eau d'irrigation les oasis les plus anciennes et les plus fertiles de toute l'Asie moyenne. En effet, les lœss du piémont des montagnes d'Asie centrale ont donné nai […]
