2. Histoire et vie politique
• La lutte coloniale
L'évolution des structures politiques a été liée à celle de la Rhodésie et du Malawi (ex-Nyassaland). Façonnée par morceaux à partir de concessions accordées par « traités » entre des chefs indigènes et la B.S.A., l'unité politique de la Rhodésie du Nord apparaît seulement en 1911. Jusqu'en 1924, l'autorité nominale appartient à la B.S.A. qui, par charte, détient les droits miniers. Érigé alors en protectorat britannique, le territoire connaît la domination de fait des sociétés financières et minières. S'appuyant sur les syndicats de mineurs, la minorité blanche, en partie de souche afrikaner, s'efforce de conquérir la suprématie politique sans parvenir à l'imposer vraiment. La création en 1949, avec le soutien de Londres, d'un puissant syndicat de mineurs africains contrebalance l'influence des minoritaires européens, au moment où se crée la Fédération des Rhodésies et du Nyassaland, dont la colonie suivra les avatars de 1953 à 1963. C'est l'époque où Kenneth Kaunda, disciple de Gandhi, apparaît sur la scène politique, alors dominée par le Congrès national africain (A.N.C., African National Congress), parti modéré.
Aux élections de janvier 1964, dans le cadre de l'autonomie interne, le parti de Kaunda (Parti uni de l'indépendance nationale : U.N.I.P., United National Independence Party) enlève 55 des 85 sièges de l'Assemblée sur le thème « un collège, un peuple, un pays ». La voie lui est ouverte pour négocier l'indépendance et en assumer les responsabilités.
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