En 2010, le président Rupiah Banda et le parti au pouvoir, le Mouvement pour le multipartisme et la démocratie (M.M.D.), sont confrontés à l'opposition grandissante de l'alliance formée par le Front patriotique (F.P.) et le Parti unifié pour le développement national (U.P.N.D.). Les analystes pensent que Michael Sata, leader du F.P., a des chances de remporter la victoire face à l'actuel chef de l'État lors des élections de 2011. Toutefois, le choix du candidat présidentiel crée des tensions entre les factions de l'alliance. Conscients que cette élection sera la plus serrée depuis l'adoption du multipartisme en 1991, les personnalités politiques veulent s'assurer du soutien de leur base. Durant le scrutin de 2008, Michael Sata s'était incliné de justesse devant le président Banda, avec 38,7 p. 100 des suffrages contre 40,7 p. 100. Le M.M.D. tente d'ébranler la popularité grandissante du chef de l'opposition en exploitant les rivalités historiques entre les tribus Bemba et Tonga. En effet, Michael Sata appartient à la première, alors que les autres leaders de l'opposition sont issus de la seconde.
Exaspérée par les pressions des pays occidentaux donateurs pour qu'elle mette en œuvre des réformes afin d'enrayer la corruption, la Zambie tente de renforcer ses liens avec la Chine, moins exigeante sur cette question. À la fin du mois de février, le président Banda commence une visite officielle de neuf jours à Pékin, au cours de laquelle il négocie l'octroi d'un prêt d'1 milliard de dollars à des conditions préférentielles, ce qui représente l'équivalent de 40 p. 100 de la dette extérieure du pays. Lusaka et Pékin signent, par ailleurs, plusieurs accords de coopération bilatérale pour divers projets miniers. Occultant les tensions antérieures entre les deux pays, des médias officiels décrivent les Chinois comme des « amis de toujours », qui ont pris le contrôle des activités minières en période de crise, alors que les investisseurs occidentaux retiraient une partie de leurs fonds ou se désengageaient complètement de ce secteur.
Par ailleurs, une récolte exceptionnelle de maïs et la hausse des prix du cuivre stimulent la croissance du pays. Au cours de l'année, celle-ci atteint ainsi environ 7,5 p. 100, tandis que l'inflation tombe au-dessous de 8 p. 100.
En octobre, le pape Benoît XVI crée vingt-quatre nouveaux cardinaux, parmi lesquels Medardo Joseph Mazombwe. Ce dernier devient ainsi le premier Zambien à accéder à cette charge. Conjuguant son engagement religieux à la lutte sociale, il avait réclamé l'annulation de la dette du pays dès le milieu des années 1980, avant de lancer plusieurs projets de développement dans le pays.
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