1. Politique intérieure
Le 17 décembre 1990, le président Kenneth Kaunda ratifie une loi instituant le multipartisme, votée à l'unanimité par les députés.
Le 31 octobre 1991 ont lieu les premières élections multipartites depuis 1972. La participation ne dépasse pas 60 p. 100. À l'élection présidentielle, Frederick Chiluba, ancien syndicaliste et président du Mouvement pour le multipartisme et la démocratie (M.M.D.), devance largement Kenneth Kaunda, chef de l'État depuis l'indépendance en 1964, en remportant 76 p. 100 des suffrages. Aux élections législatives, le M.M.D. obtient 125 des 150 sièges, contre 25 pour le Parti unifié de l'indépendance nationale (U.N.I.P.), ancien parti unique au pouvoir.
Le 4 mars 1993, alors que des rumeurs de « complot » circulent dans le pays, l'état d'urgence est proclamé et plusieurs personnalités de l'opposition, incarnée par l'U.N.I.P., sont arrêtées.
En janvier 1994, impliqués dans des scandales liés à la corruption et au trafic de drogue, plusieurs ministres démissionnent ou sont limogés par le président Chiluba.
En janvier 1995, Humphrey Mulemba prend la tête du Parti national, une formation en constante progression face au M.M.D.
En juin, l'ancien président Kenneth Kaunda reconquiert la présidence de l'U.N.I.P.
Le 18 novembre 1996, le président Chiluba et son parti, le M.M.D., remportent les élections générales que l'U.N.I.P. avait décidé de boycotter. Kenneth Kaunda protestait ainsi contre la nouvelle Constitution, adoptée par le Parlement en mai, qui lui interdisait de se présenter aux élections. Le taux de participation est faible.
Le 28 octobre 1997, une tentative de coup d'État militaire échoue. Le 29, le président Chiluba instaure l'état d'urgence, dont l'opposition conteste la nécessité.
Le 18 février 1998, l'ancien président Kenneth Kaunda, incarcéré depuis décembre 1997, est inculpé pour rece […]
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