3. Kyōto
Kyōto, resté à cette époque le grand centre de la culture et de l'art, favorisa certainement l'épanouissement de Buson. Il semble avoir, lors de son premier séjour, subi l'influence de Sasaki Hyakusen (1698-1753), poète et peintre amateur qui, comme plusieurs de ses contemporains, fréquentait le Mampukuji, siège depuis 1659 de la secte zen Obaku, d'origine chinoise. Pour les Japonais, retenus dans leur île et avides d'exotisme, le Mampukuji représentait un lieu de dépaysement : auprès des moines chinois l'on pouvait s'initier à la littérature, à la calligraphie et à la peinture du grand empire voisin. Contrairement à cette première génération de dilettantes, Buson dut gagner durement sa vie par sa peinture, et, dès 1757, il ouvrait à Kyōto un atelier de paravents où il travailla avec ses élèves.
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