2. Influences
Buson ne se réclame d'aucun maître et sa période de formation reste peu connue. Dans les milieux de poètes et d'artistes de la capitale, il dut cependant voir des œuvres de Hanabusa Itchō († 1724), peintre bourgeois qui avait été un ami de Bashō. La plus ancienne de ses peintures, Réunion de poètes (1736-1741), montre qu'il emprunta à Itchō ses coloris légers, mais sa composition s'inspire de gravures chinoises. Dès cette époque, il s'intéressa aux peintures Ming et Qing qui jouissaient d'un grand prestige dans le monde cultivé, où s'étaient répandues des méthodes de peinture, illustrées de gravures sur bois, tels le Bazhonghua pu, compilé en 1620 et dont la première édition japonaise remonte à 1671, et le Jieziyuan hua chuan ou « jardin du grain de moutarde ».
Il se pourrait que Buson ait fréquenté un des ateliers de machi Kanō (surgeon de l'école officielle), fournisseurs de la clientèle bourgeoise, où se transmettaient, de génération en génération, des copies d'œuvres chinoises collectionnées par les Ashikaga et qui servaient de modèles pour les exercices de débutants.
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