Le 21 mai 1990, les Parlements des Yémens du Nord et du Sud ratifient le projet de Constitution commune mis au point en 1981, après le conflit qui avait opposé les deux républiques en 1979.
Le 22 mai, la république arabe du Yémen, conservatrice, au nord, et la république populaire démocratique du Yémen, marxiste réformatrice, au sud, fusionnent en un seul État, la république du Yémen, dont la capitale est établie à Sanaa. Le Conseil présidentiel placé à la tête du pays est dirigé par le chef de l'État nord-yéménite, le général Ali Abdallah Saleh, artisan de l'unification. Le 24, l'ancien chef de l'État sud-yéménite, Haïder Abu Bakr al-Attas, forme un gouvernement à la composition équilibrée.
En mai 1991, une nouvelle Constitution est approuvée par référendum.
Le 27 avril 1993 se déroulent les élections législatives. Le Congrès populaire général (C.P.G., ancien parti unique du Yémen du Nord) du président Ali Abdallah Saleh obtient 121 sièges sur 301 […]
