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YAN LIBEN [ YEN LI-PEN ] (mort en 673)

Avec l'avènement de l'empereur Gaozu en 618 commence une des plus grandes dynasties chinoises : celle des Tang. Cette époque, qui voit la fondation et la consolidation du nouvel Empire, fait appel à de nombreux peintres et architectes, parmi lesquels Yan Liben et son frère Lide. Leur influence s'étendra jusqu'au début du règne de l'empereur Minghuang (713-755).

1.  Une lignée officielle

Yan Liben est issu d'une famille de la haute aristocratie. Sa mère était une princesse Zhou. Son père, Yan Pi, peintre et architecte illustre des Zhou du Nord et des Sui, fut haut fonctionnaire sous les deux dynasties et nommé président des Travaux impériaux sous l'empereur Yangdi. Il dirigea certains travaux tels que la construction du Grand Canal et la restauration de la Grande Muraille. Il transmit ses connaissances à ses deux fils, Liben et Lide.

L'aîné, Lide, lui succéda et fut ministre des Travaux publics pendant les premières années de la dynastie Tang. Il bâtit des palais, des fortifications et des tombes impériales, qu'il revêtit également de peintures.

En 626, Liben fut chargé, à des fins politiques, de faire les portraits des dix-huit lettrés du prince Qin, le futur empereur Taizong. En 643, il représenta sur les murs du pavillon Lingyan les « vingt-quatre fonctionnaires de grand mérite » ; l'empereur Taizong y ajouta une inscription de sa main.

Yan Liben occupait alors le poste de zhujue langzhong ; mais il semble toutefois que son rôle de fonctionnaire était secondaire, car l'empereur ne le désignait pas par son titre mais par la simple appellation de « peintre », comme pour un artisan. Une anecdote relate que l'empereur le fit appeler d'urgence pour dessiner un oiseau extraordinaire, découvert lors d'une promenade en bateau. Obligé de s'installer presque les pieds dans l'eau et de peindre sous les regards des courtisans, il en ressentit quelque humiliation. Par la suite, il déclara à son fils : « Dans ma jeunesse, j'ai étudié la littérature et la poésie ; maintenant, je ne suis que le « peintre » et on me con […]

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Pour citer cet article

Ching-lang HOU, « YAN LIBEN [YEN LI-PEN] (mort en 673)  », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le  . URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/yan-liben-yen-li-pen/

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