On ne possède que très peu d'informations sur la vie de Xia Gui : il était originaire des environs de Hangzhou et occupa une position officielle à l'Académie impériale de peinture sous le règne de l'empereur Ningzong (1195-1224).
La peinture de Xia Gui, très appréciée à l'époque, lui valut la distinction honorifique du « ruban d'or ». Avec son contemporain Ma Yuan, il fut le plus important représentant de la peinture de paysage à l'époque des Song du Sud.
Son activité s'exerça dans un milieu de rêve, à une époque paradoxale. Milieu de rêve : Hangzhou avec ses collines et son lac, ville fastueuse qui unissait tous les raffinements de la vie urbaine aux charmes d'un site exquis. Époque paradoxale, où l'humiliation nationale se doublait d'une prospérité sans précédent, où l'impuissance politique s'accompagnait d'un superbe épanouissement culturel. Sous la pression du royaume tartare des Jin, la dynastie Song, incapable de lutter – ou plutôt incapable d'entretenir une volonté de lutte, (car les moyens matériels et militaires étaient loin de lui faire défaut) –, avait acheté une paix provisoire en […]
Autres références
« XIA GUI [ HIA KOUEI ] (actif vers 1190-1225) » est également traité dans :
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CHINOISE (CIVILISATION) - Les Arts
Auteurs :
Corinne DEBAINE-FRANCFORT, Daisy LION-GOLDSCHMIDT, Madeleine PAUL-DAVID, Michèle PIRAZZOLI-t'SERSTEVENS, Pierre RYCKMANS, Alain THOTE
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xiiie siècle, deux grandes personnalités dominent l'art du paysage : Ma Yuan et *Xia Gui. Ces artistes partent de la conception du paysage à la fois plus étroite et plus impressionniste qu'avait amorcée un Li Tang ; dans l'emploi des « rides fendues à la hache » et des nappes de lavis enlevées à l'emporte-pièce, ils affirment une…
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LI TANG (XIe-XIIe s.) ET MA YUAN (XIIe-XIIIe s.)
Auteur :
Pierre RYCKMANS
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Ma Yuan et son cadet *Xia Gui sont nés plusieurs années après la mort de Li Tang (Ma fut actif vers 1190-1225), mais, malgré cet écart chronologique, c'est sans le moindre hiatus que leur peinture est venue prendre le relais de leur devancier. Cette remarquable continuité de développement fut assurée grâce à l'action de l'académie impériale qui,…
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Bibliographie
J. Cahill, The Art of Southern Song China, Asia House Gallery, New York, 1962
R. Edwards, « Hsia or Hsi Shen ? », in The Bulletin of the Cleveland Museum of Art, t. LXXIII, no 10, p. 390, 1986
Suzuki Kei, « Hsia Kui and the Academic Style of Southern Sung », Proceeding of the International Symposium on Chinese Painting (1970), National Palace Museum, Taipei, p. 413, 1972.
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