Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire
 

XÉNOGREFFES

Page précédente Page suivante

3.  Le devenir des xénogreffons

Le fait que des xénogreffes soient possibles ne lève cependant pas toutes les difficultés. Il faut en effet se demander si les organes greffés seront réellement fiables et sans danger et si leur implantation est humainement acceptable par les patients.

Le fonctionnement des xénogreffons. La première question que l'on se pose bien évidemment est celle de savoir dans quelle mesure une cellule ou un organe étranger peuvent remplir les fonctions que l'on attend d'eux chez un patient. La compatibilité fonctionnelle entre les cellules et des organes de porcs et les cellules humaines est en réalité largement inconnue. Elle est variable selon l'organe concerné. Il est admis qu'un cœur de porc devrait fonctionner sans difficulté particulière chez un hôte humain. La situation devrait être plus complexe avec le rein, et peut-être non maîtrisable avec le foie. Ce dernier assure en effet dans l'organisme un très grand nombre de fonctions qui sont soumises à des régulations complexes, et en partie spécifiques de chaque espèce. Le foie des porcs à l'état d'organe ou de cellules isolées intra- ou extracorporelles pourrait par contre être utilisé de manière transitoire.

Le risque de transmission d'agents pathogènes. La transmission d'agents pathogènes du xénogreffon à un hôte est un risque bien réel, mais qu'on ne doit pas considérer comme un obstacle infranchissable. Il est admis que les conditions d'élevage permettant d'obtenir des porcs indemnes de germes pathogènes « classiques » sont connues. Elles peuvent être appliquées à relativement grande échelle et à un coût raisonnable. En revanche, il est bien connu que le génome des animaux contient des séquences de rétrovirus intégrées de manière définitive. La plupart de ces séquences ont été inactivées, mais quelques-unes donnent lieu à la synthèse de rétrovirus fonctionnels. Chez le porc, au moins deux rétrovirus sont ainsi présents, mais ne sont pas responsables de pathologie connue chez cet animal. Ils so […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 3 pages… Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« XÉNOGREFFES » est également traité dans :

GREFFES

Écrit par :  Jean PAUPE

Dans le chapitre " Les greffes de peau et le phénomène du rejet"  : …  inflammatoires périphériques et une nécrose du greffon aboutissent au rejet de ce dernier. Une *greffe xénogénique est rejetée d'autant plus rapidement que les espèces sont plus éloignées ; au maximum le début de vascularisation ne se réalise pas et la greffe est rapidement éliminée (greffe blanche). En revanche, la greffe syngénique entre… Lire la suite
O.G.M. - Production et utilisation

Écrit par :  Louis-Marie HOUDEBINE

Dans le chapitre " Les applications de la transgenèse"  : …  insuline, hormone de croissance, érythropoïetine, interféron, anticorps monoclonaux, vaccins etc.) *Des expériences encourageantes ont montré que les organes (rein et cœur) de porcs transgéniques fourniraient aux Primates, et donc à l'homme, des greffons moins rapidement rejetés que ceux provenant de porcs normaux (cf. greffes). Cela… Lire la suite
THÉRAPEUTIQUE - Thérapies substitutives et régénératives

Écrit par :  Didier HOUSSIN

Dans le chapitre "L'avenir des greffes d'organes et de tissus"  : …  d’Internet. La marchandisation de l’être humain que cela implique n’est pas acceptable. *Une source potentiellement illimitée de greffons peut être identifiée au sein du monde animal. La xénogreffe d'organes a été tentée dés le début du xxe siècle, et la plupart des premières greffes d'organes ont été des xénogreffes. Cela a été… Lire la suite

Retour en haut

Média

Média de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

Porcs transgéniques

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média