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XÉNOGREFFES

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2.  Comment empêcher le rejet des xénogreffons ?

Une suppression transitoire du rejet hyperaigu peut être obtenue de différentes manières. Pour empêcher l'action rapide des anticorps naturels, ceux-ci peuvent être retirés de la circulation sanguine du receveur, en absorbant spécifiquement les anticorps du receveur lors d'une circulation extracorporelle de son sang. Il est également possible de détruire certains éléments constitutifs d'un agent de la réponse immunitaire, le complément, par des substances telles que le venin de cobra. Dans ces conditions, le rejet hyperaigu n'a effectivement plus lieu. Après le retour inévitable des anticorps naturels et du complément, le xénogreffon subit un rejet. De manière inattendue, celui-ci est plutôt de type hyperaigu différé. On considère que cette résistance au rejet hyperaigu classique résulte d'un phénomène d'accommodation. Les cellules du xénogreffon ont eu le temps de mettre en place certains mécanismes de résistance au rejet. Il existe ainsi une bonne corrélation entre les organes qui bénéficient du phénomène d'accommodation et l'expression de gènes ayant une activité anti-apoptose.

Une autre manière de supprimer, ou tout du moins d'atténuer, le rejet suraigu consiste à supprimer les antigènes de surface des cellules endothéliales du xénogreffon.

Une autre voie d'approche, qui a été couronnée d'un succès spectaculaire bien que partiel, a consisté à faire exprimer par les cellules du xénogreffon des gènes dont la fonction est d'inactiver le complément. C'est ainsi que des cœurs et des reins de porcs transgéniques exprimant les gènes DAF ou CD59 humains résistent aux réactions de rejet suraigu tout en restant fonctionnels pendant plusieurs jours.

Plusieurs autres mécanismes que ceux qui activent le complément doivent être contrôlés si l'on veut pouvoir conserver un organe de porc fonctionnel pendant des périodes prolongées, et c'est ainsi que l'administration de substances capables d'inhiber les différents mécanismes de rejet est en pri […]

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