2. Des anecdotes significatives
Il existe de nombreuses légendes pittoresques sur Wu Daozi. S'inscrivant dans la tradition des grands poètes et calligraphes Tang, il aimait beaucoup le vin, dans lequel il trouvait son inspiration. Très impressionné par la danse d'un général, il en aurait imité la fougue dans ses peintures. Ses cinq dragons peints dans le palais impérial se seraient animés les jours de pluie, et le vent aurait soufflé autour de ses Immortelles. D'autres légendes veulent que les étendards de ses cinq empereurs se soient agités et que la fraîcheur de l'eau ait été sensible dans ses paysages.
Ses représentations de personnages se caractérisent par les mouvements des étoffes, rendus par des ondulations d'un trait extrêmement vigoureux. Wu Daozi se distingue de ses contemporains par la sobriété et la légèreté de ses coloris, caractéristiques qui se retrouvent dans ses paysages.
Sa rapidité d'exécution est restée légendaire. Pendant l'ère Tianbao, l'empereur Minghuang lui ordonna, ainsi qu'à Li Sixun, de se rendre au Sichuan pour y peindre les fameuses vues du fleuve Jialingjiang. Contrairement à son collègue qui revint avec de nombreuses esquisses, Wu Daozi ne rapporta rien. Aux questions de l'empereur il répondit qu'il se souvenait de tout. Effectivement, il acheva en une demi-journée l'immense peinture murale des Trois Cents Li le long du fleuve Jialingjiang, alors que Li Sixun mit plusieurs mois pour arriver à bout de sa tâche. L'empereur jugea les deux œuvres d'un mérite identique.
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