Chevalier anglais qui, après une carrière militaire relativement brillante, se tourne vers les choses de la mer. En 1553, Willoughby se voit confier le commandement d'un navire, le Bona Esperanza, et d'une flottille de trois bateaux, qui, suivant les suggestions de Sébastien Cabot, vont chercher le passage du nord-est vers le Cathay (la Chine) et l'Inde. Quittant l'Angleterre le 23 juin, les navigateurs ne font pas preuve d'une science très précise et semblent avoir très mal déterminé leurs directions successives. À la fin de septembre, Willoughby prend la décision malheureuse d'hiverner dans une région située sur la frontière qui sépare actuellement la Laponie norvégienne de la Laponie russe. Selon le journal de Willoughby, dont on n'a jamais retrouvé l'original, dont on ne sait comment il a été ramené en Angleterre, mais qui a été publié par Richard Hakluyt en 1589, la majorité des explorateurs étaient encore en vie en janvier 1554. Il semble que la rigueur du climat et la famine aient eu raison d'eux et qu'une expédition ultérieure ait retrouvé leurs restes. Le cas de Willoughby illustre la naissance de l'Angleterre à sa « vocation maritime » quelques années avant l'âge élisabéthain des grandes explorations.
Roland MARX
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