Avec Aaron Copland et Samuel Barber, William Schuman représentait le point de départ d'une tradition musicale américaine dont les racines étaient européennes, mais le langage spécifique à l'outre-Atlantique. À l'inverse d'Eliott Carter, de John Cage ou d'Earle Brown, Schuman ne recherchait pas cette spécificité dans l'avant-garde mais préférait se situer dans une continuité que semblent prolonger les compositeurs minimalistes et néo-romantiques de la génération suivante.
William Howard Schuman naît à New York le 4 août 1910. Après avoir fait des études commerciales (1928-1930), il travaille l'harmonie avec Max Persin et le contrepoint avec Charles Haubiel. Il suit les cours de Bernard Wagenaar et d'Adolf Schmid à la Juilliard School of Music de New York (1932-1933), puis étudie au Teacher's College de Columbia University et au Mozarteum de Salzbourg (1935). Il est aussi l'élève de Roy Harris (1936-1938). Serge Koussevitzky dirige son American Festival Overture en 1939, sa Troisième Symphonie en 1941 et A Free Song en 1943, partition qui lui vaut le premier prix Pulitzer décerné en musique. Il reçoit deux bourses Guggenheim (en 1939 et en 1941) et […]
