Quelques semaines avant sa mort, le 21 mai 1985 à Paris, le photographe Wilhelm Maywald (dit Willy) publiait, en Allemagne, un livre de mémoires. Cet Allemand, plus parisien que bien des Parisiens, esthète qui maintint jusqu'au bout la tradition de la réception hebdomadaire ( son « jour » était le mardi), manière de salon où se croisaient les amis connus jadis chez la comtesse de Noailles et les jeunes gens à la mode, peintres, écrivains, journalistes et mondains en goguette, était l'un des derniers représentants d'une époque où la fête rythmait de ses fastes et surtout de son élégance la vie intellectuelle et artistique. Fidèle à son atelier de Montparnasse, il continuait à recevoir, toujours affable et raffiné, mais avec la nostalgie des années 1930 à 1950au cours desquelles il avait été adopté par Paris.
Né en 1907, à Clèves, dans une famille bourgeoise cultivée, il s'intéresse à la musique, à la peinture et à la littérature. Il fréquente, de 1925 à 1928, les écoles des Beaux-Arts de Cologne et Krefeld puis, en 1928, il s'inscrit à celle de Berlin et travaille alors comme assistant dans les studios de cinéma. En 1931, il s'installe à Paris où il apprend la photographie, […]
