Deuxième enfant et l'aîné des quatre fils musiciens de Jean-Sébastien Bach, Wilhelm Friedemann naît à Weimar et commence par suivre une voie toute normale : éducation musicale auprès de son père qui le considère comme son enfant le plus doué et écrit pour lui le fameux Klavierbüchlein « commencé à Coethen le 22 janvier 1720 » ; études de droit à Leipzig à partir de 1729 ; la même année, voyage à Halle pour inviter Haendel, qui séjourne en Allemagne, à visiter Jean-Sébastien à Leipzig (la rencontre malheureusement n'a pas lieu). Le 1er août 1733, Wilhelm Friedemann prend possession d'un poste d'organiste à Sainte-Sophie de Dresde. Ses tâches sont assez légères, ce qui lui permet d'étudier les mathématiques, de se faire admettre à la cour (où il ne réussit pourtant pas à se faire engager), et de beaucoup composer (symphonies, concertos, pièces pour clavier). En avril 1746, les milieux artistiques de Dresde étant décidément trop férus de musique italienne, il démissionne pour aller occuper à Notre-Dame (actuellement Marktkirche) de Halle des fonctions d'organiste et de directeur de la musique : il les conservera dix-huit ans, en se consacrant beaucoup plus, comm […]
