Avocat à Kaiserlautern, Frick n'a adhéré officiellement au Parti national-socialiste qu'en 1925, mais il s'était déjà, lors du putsch de Munich (8-9 nov. 1923), et alors qu'il était fonctionnaire de la police de cette ville, rangé aux côtés de Hitler. Il avait été condamné de ce fait en 1924 et amnistié en 1925. Élu membre du Reichstag en 1924, il devient Reichsleiter, en sa qualité de chef du groupe national-socialiste de cette assemblée. Spécialiste reconnu des questions administratives, il fait partie du premier gouvernement de Hitler (30 janv. 1933), à titre de ministre de l'Intérieur du IIIe Reich
. Par ces fonctions qui le placent au centre de toute l'administration interne de l'Allemagne, il devient ministre de l'Intérieur de Prusse, directeur des élections du Reich, plénipotentiaire général à l'Administration, ainsi que membre du Conseil de défense du Reich, du Conseil des ministres pour la défense du Reich. Lorsque les divers pays qui devaient être incorporés au Reich sont envahis, Frick est placé à la tête des services centraux chargés de ces incorporations. Souvent en conflit avec Himmler, et surtout Heydrich, il occupe ces postes importants jusqu'en août 1943, date à laquelle lui succède Himmler, et il est nommé Reichsprotektor de Bohême-Moravie. Antisémite fanatique, Frick prépare, signe et fait appliquer un grand nombre de lois destinées à éliminer les Juifs de la vie et de l'économie allemandes. Son œuvre législative est à la base des décrets de Nuremberg (1935). Pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, il est condamné à la peine de mort par pendaison par le tribunal militaire international de Nuremberg, et exécuté.
Photographie
Adolf Hitler au siège de son parti Le nouveau chancelier Hitler, entouré des deux autres membres nazis du gouvernement, le 31 janvier 1933, à l'hôtel Kaiserhof de Berlin, siège du parti : Hermann Göring, ministre sans portefeuille, et Wilhelm Frick (assis), ministre de l'Intérieur.
Crédits: Hulton Getty Consulter
André BRISSAUD
Retour en haut



