Le nom de Vselovod Ivanov est resté attaché à ses récits héroïques de 1921, les Histoires de partisans, tableaux de la guerre civile en Sibérie. Pour avoir été typographe, vagabond et ... fakir, Ivanov s'est pénétré d'une culture populaire hétéroclite (mythes kirghizes, littérature romanesque et répertoire du cirque) complétée par la révélation poétique du futurisme et, ultérieurement, par l'expérience de la révolution et de la guerre. Établi en Russie à partir de 1921, il fit partie des « Compagnons de route » et du groupe des « Frères Sérapion ». Son succès fut d'abord assuré par l'originalité de sa prose, qualifiée « d'ornementale », qui mêle notations ethnographiques, connexion des objets et de leurs métaphores, exaltation lyrique ou épique du narrateur et confusion systématique des registres (Les Vents colorés, Le Retour du Bouddha, 1923). Les années de la N.E.P. furent pour lui une période de recherches esthétiques menées dans l'agitation de la vie culturelle, parmi plusieurs crises personnelles. Ivanov aborda alors les genres les plus divers, depuis le conte de style populaire et la sotie (Fokin, 1924) jusqu'au thème de la reconstructio […]
