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VOLLAND LOUISE HENRIETTE dite SOPHIE (1717 env.-1784)

C'est en tant qu'amie, amante et correspondante de Diderot qu'est connue Sophie Volland, mais on ne possède malheureusement pas ses lettres. Le seul texte que l'on ait de sa main est son testament, et c'est à travers les lettres que Diderot lui adressa entre 1759 et 1774 que l'on a quelques renseignements sur Sophie Volland. Cette correspondance, retrouvée en Russie, ne fut publiée qu'en 1830. Sur les cinq cent cinquante-trois lettres écrites par Diderot, il n'en reste que cent quatre-vingt-sept. La première lettre connue de Diderot à Sophie est datée du 10 mai 1759. Or, on pense que leur rencontre date de 1755. Diderot avait quarante-deux ans et Sophie dix ans de moins. Elle vivait avec sa mère, veuve d'un financier, et avec sa sœur. Pendant leurs nombreuses séparations, Diderot tenait Sophie au courant des moindres particularités de sa santé et de tous les événements de sa vie. Cette correspondance est donc le vrai miroir du philosophe. Il y est question d'art, de poésie, de philosophie et d'amour. Diderot y est aussi conteur, il y peint la vie à Grandval chez le baron d'Holbach.

Il est difficile d'esquisser un portrait physique ou moral de Sophie d'après ces lettres. Il semble qu'elle n'ait jamais fréquenté le monde encyclopédique. C'est Diderot qui l'avait baptisée ; ses véritables prénoms étaient Louise Henriette.

L'attachement réciproque de Diderot et de Sophie Volland dure jusqu'à la mort. Elle meurt le 22 février 1784, quelques mois avant Diderot (31 juill. 1784). Angélique, fille du philosophe, écrit : « Quelque temps avant sa mort, il perdit Mlle Volland, objet de sa tendresse depuis vingt ans. Il lui donna des larmes, mais il se consola par la certitude de ne pas lui survivre longtemps. »

Sur le testament de Sophie Volland, on lit : « Je donne et lègue à M. Diderot sept petits volumes des Essais de Montaigne, reliés en maroquin rouge, plus une bague que j'appelle ma pauline. »

Denise BRAHIMI

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ROMANTISME

Écrit par :  Henri PEYREHenri ZERNER

Dans le chapitre "Le préromantisme"  : …  du xviie siècle. Ce n'était pas seulement le fougueux correspondant de Sophie *Volland qui avait proclamé beau ce qui est inspiré par la passion, proposé une esthétique et presque une éthique reposant sur la sincérité, et osé confesser « je ne hais pas les grands crimes » et que « les idées de puissance ont aussi leur sublimité… Lire la suite

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