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VOL ANIMAL

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Aigle

Source constante d'admiration, le vol animal, et tout particulièrement celui des Oiseaux, a toujours nourri la réflexion philosophique, voire religieuse, de l'humanité et tient une place de choix dans les mythologies classiques comme dans le bagage culturel de tous les peuples. Il n'est pas de phénomène qui ait suscité davantage de spéculations, qui ait autant donné prise aux rêveries des poètes, aux élans des mystiques.

À l'époque classique, l'analyse rationnelle des phénomènes physiques impliqués par le vol animal prend le pas, peu à peu, sur la rêverie émerveillée. Aux xviiie et xixe siècles, la confrontation de plus en plus précise de la structure à la fonction, malgré des difficultés pratiques extrêmes, conduit à une analyse plus poussée de la machine volante animale et du phénomène du vol. La synthèse des résultats acquis va favoriser la réalisation, d'abord très progressive et imparfaite, puis plus perfectionnée de l'« oiseau artificiel », l'avion.

En ce sens, on peut dire que le désir de voler et l'exemple de la solution du « plus lourd que l'air » fourni par le vol animal furent à l'origine du développement de l'aviation. Malgré l'essor foudroyant de l'aéronautique et de l'aérodynamique, le vol animal conserve toujours son pouvoir de fascination sinon son mystère, et les réalisations techniques les plus élaborées sont bien loin de satisfaire au rêve mythique de ce vol silencieux, sans effort apparent, rapide ou immobile, infiniment sûr et maniable, dont la nostalgie reste profondément ancrée au cœur de l'homme. À chaque génération, le rêve d'Icare n'est-il pas, en effet, suggéré à l'enfant par le spectacle de l'oiseau ?

1.  Les grandes fonctions liées au vol

Le vol complet, c'est-à-dire le maintien stationnaire d'un animal dans l'atmosphère ou son déplacement volontaire, actif, dans les trois dimensions de l'espace, implique la réalisation simultanée de trois fonctions élémentaires, la sustentation, la propulsion et la régulation (ou équilibration).

La sustentation  […]

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Autres références

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CHIROPTÈRES ou CHAUVES-SOURIS

Écrit par :  Robert MANARANCHE

Dans le chapitre "Biologie et comportement"  : …  et renseignent l'animal avec une extrême rapidité sur la distance qui le sépare de son but. Le* vol est plus ou moins rapide, plus ou moins efficace aussi, suivant la forme et la surface portante des ailes. Les Rhinolophes, aux ailes courtes, ont un vol malhabile et hésitant, cependant que la noctule, aux ailes longues et effilées, peut planer… Lire la suite
DINOSAURES

Écrit par :  Eric BUFFETAUT

…  des théropodes considérés comme particulièrement proches des oiseaux d'après leur squelette. *Certains de ces spécimens éclairent d'un jour nouveau les modalités de l'acquisition du vol par les oiseaux. Selon une hypothèse soutenue par beaucoup de partisans de l'origine dinosaurienne des oiseaux, les ancêtres de ceux-ci auraient été des… Lire la suite
GRUE

Écrit par :  Emmanuelle GOIX

…  l'été : elles se rassemblent en larges colonies puis s'envolent, après une longue course d'élan. *Elles utilisent les courants thermiques pour prendre de l'altitude et adoptent une formation en V. Au sein de cette formation, la disposition de chaque individu (par rapport à son prédécesseur) permet de diminuer l'effort lié à la pénétration dans l'… Lire la suite
INSECTES

Écrit par :  René LAFONTJean-Yves TOULLEC

Dans le chapitre "Les ailes et le vol"  : …  *À l'instar des oiseaux, les insectes volent en battant des ailes et en créant des courants d'air qui leur permettent de gagner de l'altitude. L'analyse de ce vol a longtemps été impossible du fait de sa fréquence inaccessible pour l'œil humain (5 battements par seconde pour un papillon, 180 pour une abeille). Mais, depuis l'avènement des caméras… Lire la suite
MEMBRES

Écrit par :  Claude GILLOTArmand de RICQLÈS

Dans le chapitre "Adaptation au vol"  : …  Les trois groupes de Tétrapodes qui ont été capables de réaliser un* vol véritable ont utilisé une « solution structurale » différente au problème de l'adaptation au milieu aérien, par modification du membre antérieur. Chez les Ptérosaures (Reptiles volants du Jurassique et du Crétacé), la surface portante était constituée d'une membrane (patagium)… Lire la suite
MIGRATIONS ANIMALES

Écrit par :  Valérie CHANSIGAUDJean DORST

Dans le chapitre "Caractères généraux"  : …  les oiseaux modifiant leurs itinéraires en fonction de la direction et de la force du vent. *La vitesse des déplacements, en général supérieure à la vitesse habituelle, varie selon les groupes envisagés et est en général comprise entre 25 et 90 km/h. De telles vitesses permettraient aux migrateurs d'atteindre leurs quartiers d'hiver dans un… Lire la suite
MOUILLARD LOUIS-PIERRE (1834-1897)

Écrit par :  Hugues AUCHÈRE

… et mort au Caire le 20 septembre 1897, est aussi considéré comme un des précurseurs du vol à voile. *Jeune homme, Mouillard s'intéresse au vol des oiseaux alors qu'il poursuit ses études à l'École des beaux-arts, d'abord à Lyon, puis à Paris. En 1856, après la mort de son père, il décide de s'installer en Algérie pour exploiter les terres que sa… Lire la suite
ODONATES

Écrit par :  Robert GAUMONT Universalis

Dans le chapitre "Locomotion"  : …  Les Odonates marchent difficilement mais le *vol joue un rôle considérable dans leur vie. L'une des caractéristiques essentielles de celui-ci réside dans le fait que les ailes antérieures et postérieures travaillent indépendamment les unes des autres. Elles ne présentent aucun dispositif d'accrochage comparable à ceux des insectes Néoptères. Aussi… Lire la suite
OISEAUX

Écrit par :  Eric BUFFETAUTMichel CUISIN

…  œufs entourés d'une coquille dure. Leurs mâchoires sont revêtues d'une enveloppe cornée, le bec. La* faculté de voler sépare radicalement les oiseaux des autres vertébrés – les chauves-souris mises à part – et c'est chez eux qu'elle atteint son plus haut degré de perfection. En fait, l'anatomie et la physiologie des oiseaux tendent à favoriser au… Lire la suite
ORIENTATION ANIMALE

Écrit par :  Georges THINÈS

Dans le chapitre "Orientation astronomique des abeilles"  : …  fig. 6). Par temps clair, l'orientation astronomique des abeilles utilise le soleil comme compas. *L'insecte partant maintient le cap indiqué par la pourvoyeuse et règle sa durée de vol en fonction de la vitesse de la danse. Par temps couvert, l'utilisation de l'azimut solaire ne fait pas problème : le spectre visible de l'abeille s'étend dans l'… Lire la suite
POISSONS

Écrit par :  Yves FRANÇOISPierre-Antoine SAINT-ANDRÉ

Dans le chapitre "Les nageoires et la locomotion"  : …  grandes nageoires paires sont souvent qualifiés de « Poissons volants ». En fait, les capacités de *vol véritable ne sont guère développées que chez certains genres de la famille des Exocétidés (ExocetusCypsilurus). Il s'agit d'un vol plané, la propulsion étant assurée par une nage rapide dirigée obliquement vers la surface, les… Lire la suite
PTÉROSAURES

Écrit par :  Universalis

…  qui aurait permis aux membres antérieurs de s'adapter à une autre fonction que celle de la marche. *Chez les oiseaux comme chez les ptérosaures, les membres antérieurs se sont transformés en ailes. Mais, au lieu de plumes, les ptérosaures ont acquis une membrane alaire similaire à celle des chauves-souris. Toutefois, chez ces dernières, tous les… Lire la suite
REPTILES

Écrit par :  Pierre CLAIRAMBAULT

Dans le chapitre "Colonne vertébrale, membres, locomotion"  : …  en pince (cas du Caméléon), soit des ventouses digitales. Quelques Reptiles sont adaptés au *vol. Le plus représentatif des « lézards volants » est le Draco (Agamidé de l'Inde). Ses « ailes » sont des expansions latérales de la peau des flancs, soutenues par de longues côtes. L'animal peut planer d'un arbre à l'autre pendant… Lire la suite
VISION - Vision et évolution animale

Écrit par :  Stéphane HERGUETA

Dans le chapitre "Les organisations coordonnées"  : …  des objets qui l'entourent. Plus la vitesse de défilement est grande, plus l'objet est proche. *Ce type de détection des distances relatives des objets permet à la mouche d'adapter automatiquement sa trajectoire de vol, pour éviter les obstacles, avec une efficacité qu'aucun pilote automatique n'a encore égalée. La vitesse de détection des… Lire la suite

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Stabilité de tangage Plané régulier en air calme Variation de la puissance avec la vitesse Aile de pigeon Pigeon : vol lent Pigeon : rémiges primaires Aigle royal Colibri : vol sur place Aigle Exocet Ptérodactyle Diptère : vol battu

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