Petit-fils de Iaroslav le Sage par son père (Vsevolod) et de Constantin IX Monomaque (d'où le surnom du prince) par sa mère, Vladimir reçoit, en 1078, de son père, devenu grand-prince de Kiev, la principauté de Tchernigov, mais doit, après la mort de Vsevolod et plusieurs années de luttes dynastiques, céder cette principauté à son cousin Oleg (de 1093 à 1097) et se contenter de la principauté de Pereïaslavl, située à la limite de la steppe et du pays de Rostov à la pointe nord-est de l'État kiévien. Il se partage entre la protection de sa principauté méridionale (victoires sur les Polovtsy en 1094 et en 1096) et l'organisation politico-militaire de celle du Nord ; en 1108, il y fonde la forteresse qui porta son nom et devint, un demi-siècle plus tard, la capitale de la principauté de Vladimir-Souzdal.
En 1113, Vladimir est appelé, à la suite d'un soulèvement populaire, à occuper le trône de Kiev. Son règne, continué jusqu'en 1132 par celui de son fils Mstislav, constitue la dernière période brillante de la Russie kiévienne, caractérisée par la paix intérieure et extérieure. Dans le domaine socio-économique, Vladimir prend des mesures pour réglementer le prêt à intérêt : si […]
