Longtemps, le fondeur kazakh Vladimir Smirnov put se sentir maudit des dieux à l'occasion des jeux Olympiques. Médaillé d'argent des 15 et 30 kilomètres, ainsi que du relais (avec l'U.R.S.S.), en 1988, il obtint encore la deuxième place sur 10 kilomètres et en poursuite en 1994. Ce n'est que le dernier jour des Jeux de Lillehammer qu'il toucha enfin l'or, sur 50 kilomètres, l'épreuve reine. Malgré sa déception liée à l'échec de ses favoris – Björn Daehlie et Vegard Ulvang –, le public norvégien lui rendit un vibrant hommage.
Pierre LAGRUE
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