Praguois de naissance, Vladimír Holan passe son enfance dans la région du château de Besděz marquée par le souvenir de Mácha dont il fut le continuateur dans la poésie tchèque. Dès ses débuts, avec Collyres (Kolury, 1931), Triomphe de la mort(Triumf smrti, 1930), Le Souffle des vents(Vanutí, 1932), La Voûte (Oblouk, 1934), Roc, tu t'approches (Kameni, přicházíš, 1937), Holan scrute les phénomènes de l'univers humain pour en déceler les mécanismes, en capter les significations, en appréhender le mystère. Inspiré, comme Mácha, par les aspects métaphysiques, Holan traduit volontiers l'œuvre de Rilke, natif de Prague lui aussi, mais qui écrivit en allemand la majeure partie de son œuvre. Son tempérament philosophique ne l'empêche pas de s'engager, le moment venu, dans le concret tragique des événements. À l'heure de Munich et de l'occupation nazie, il est l'auteur de textes dont se nourrissent les patriotes ; Remerciement à l'Union soviétique (Dík Sovětskému svazu, 1945), La Panichyde (Panychida) ou Les Soldats de l'Armée rouge (Rudoarmějci […]
