2. Histoire
• Les origines
On est assuré, par des textes de Prudence, de Tertullien, de Paul le Silenciaire, de la présence des vitraux colorés dans des basiliques paléochrétiennes et à Sainte-Sophie de Constantinople. C'étaient, selon les témoins archéologiques découverts à Rome et à Saint-Démétrius de Salonique, des vitraux utilisant des montures en stuc ou en marbre. De cette technique, on a conservé des exemples plus récents dans les pays musulmans (Qasr el-Heir el-Gharbi, près de Palmyre). Il y eut pourtant, probablement depuis la même époque, des vitraux sertis en plomb, tels les éléments peints de vitraux de Saint-Vital de Ravenne. En Occident, des verres à vitrail pouvant remonter à l'époque mérovingienne ont été découverts dans des fouilles (Mondeville, en Normandie) ; des vitraux non peints (viie s.) ont été trouvés dans les fouilles de Jarrow, dans le Durham ; un panneau du ixe siècle a été trouvé à Séry-lès-Mézières, en Picardie (détruit en 1918). Des textes fort explicites, du xe siècle, concernant Saint-Bénigne de Dijon et Saint-Rémi de Reims, attestent l'existence de vitraux figurés ou historiés. Le plus ancien exemple de figure humaine peinte en vitrail est une tête trouvée en débris à Lorsch (Hesse) conservée au musée de Darmstadt (ixe-xe s.) ; quelques analogies unissent cette œuvre à la tête de Christ provenant de Wissembourg (musée de Strasbourg, vers 1060). Le premier ensemble de vitraux convenablement conservés est celui de la cathédrale d'Augsbourg, qui comporte cinq figures de prophètes, debout, plus grands que nature, sur fonds blancs (vers 1100 ?).
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