4. Vitamines et métabolisme minéral
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Les mouvements du calcium sont commandés principalement par des facteurs hormonaux dérivés des vitamines D exogènes ou du cholestérol synthétisé par les cellules animales.
Calciférols, vitamines D
Alors que l'ergocalciférol, ou vitamine D2, est une vitamine de source végétale, le cholécalciférol, improprement appelé vitamine D3, est synthétisé par les animaux, précisément par les cellules de l'épiderme, sous l'effet des radiations solaires U.V., par transformation métabolique du dihydrocholestérol dérivé du cholestérol. Les molécules douées d'activité vitaminique D sont des sécostéroïdes différant par la nature de la chaîne carbonée terminale, celle du cholestérol dans le cas du cholécalciférol. Les formes actives dans le métabolisme du calcium sont des dérivés hydroxylés de ces sécostéroïdes, à action de type hormonal. Les manifestations sévères de carence, rachitisme chez l'enfant et ostéomalacie chez l'adulte, sont devenues rares et rapidement remédiables.
Bien que la calcification du tissu osseux relève fondamentalement des calciférols, l'intervention à ce niveau des dérivés hydroxylés n'est pas démontrée. Le dérivé le plus actif pour la disponibilité du calcium (et du phosphore) plasmatique est le 1, 25-dihydroxycholécalciférol qui commande l'absorption intestinale et les mouvements du calcium. Le foie réalise la première hydroxylation sur le carbone 25 du cholécalciférol, et le rein la deuxième sur le carbone 1. On connaît d'autres dérivés hydroxylés, tels 24, 25 (OH) et 1, 24, 25 (OH), dont les significations métaboliques sont encore à préciser. Outre l'irradiation solaire, l'intégrité fonctionnelle des organes foie et rein est fondamentale pour le métabolisme du calcium chez le mammifère. En ce qui concerne le mécanisme moléculaire d'action sur l'absorption intestinale du calcium, le concept d'induction, dans la cellule intestinale, d'une protéine transporteuse paraît controversé.
La régulati […]
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