L'art de Vitale est issu de Giotto par l'intermédiaire de l'œuvre de Bernardo Daddi (Polyptyque de Santa Maria dei Denti, pinacothèque de Bologne) et se caractérise par le sens de la réalité quotidienne, de la vie et du mouvement : geste tendre de la Vierge dans telle Madone à l'Enfant (collection particulière) ou dans la Nativité provenant de Mezaretta ; danse allègre des anges sur la même fresque (env. 1345, pinacothèque de Bologne) ; fougue du Saint Georges plongeant vers le dragon par-dessus l'encolure de son cheval cabré (pinacothèque de Bologne). Ce sont les accents que l'on retrouve dans les fresques de l'Histoire de saint Nicolas à la cathédrale d'Udine (1348-1349) et de Saint Eustache à l'abbaye de Pomposa (1351). Son disciple le plus remarquable, Jacopino di Francesco, donnera à cette liberté expressive un ton « sarcastique et sauvage » (R. Longhi) qui fera de lui une personnalité majeure du Trecento bolonais.
