2. Performances visuelles
Les indications de ce deuxième chapitre se rapportent, en général, à un « œil normal moyen », les amétropies étant si besoin bien corrigées. Pour la définition des grandeurs (éclairement, luminance, contraste) et des unités (lux, nit), on se reportera à l'article photométrie.
• Luminances, contrastes
L'éclairement en un point de la rétine dépend de la luminance du point correspondant du champ visuel, de la transparence des milieux oculaires et aussi du diamètre ω de la pupille de l'œil. Ce diamètre, très variable selon les observateurs, est conditionné par la luminance L du champ, d'une façon dont (si L est uniforme) la figure donne une idée. La contraction pupillaire se produit, par un mouvement réflexe, en un temps de l'ordre de la seconde, quand L augmente ; la dilatation se rétablit, plus lentement, dans l'obscurité.
La perception d'une luminance est en outre parfois influencée par celle des régions voisines : c'est ainsi qu'un carré gris sur fond noir semble plus clair et plus grand que le même carré sur fond blanc.
Malgré ces causes d'erreur, on a pu étudier les variations du contraste minimal perceptible (seuil de contraste) entre plages voisines, en fonction de leurs luminances L. Des résultats concernant l'œil moyen sont donnés sur la figure. On voit que, pour des plages assez étendues et pour des luminances supérieures à 1 candela par mètre carré (Cd/m2), ce seuil est de l'ordre de 1/100, mais qu'il augmente beaucoup aux faibles luminances ou pour des objets vus sous un très petit angle. Les points anguleux, sur deux courbes de cette figure, mettent en évidence le passage de la vision diurne (L supérieur à quelques dixièmes de nit) à la vision nocturne (cf. infra). Ces résultats supposent utilisée l'ouverture naturelle de la […]
… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 14 pages…



