2. Transmission et dissémination
Les virus étant obligatoirement des parasites, leur transmission se fait essentiellement par des vecteurs biologiques (insectes, nématodes, champignons) qui provoquent les blessures nécessaires à la pénétration des particules virales dans les cellules hôtes. Elle est plus rarement assurée par la graine ou le pollen, et, dans le cas des plantes cultivées, par certaines pratiques culturales (greffage, taille, irrigation) ou par le simple contact entre une plante malade et une plante saine. Certains virus peuvent être transmis à la fois par un vecteur et par la graine ou le pollen, ce qui leur permet d'être très efficacement disséminés.
Les insectes (puceron, cicadelles, aleurodes, thrips, coléoptères) ou les acariens sont les principaux vecteurs de virus végétaux. Certaines espèces d'insectes, notamment de pucerons comme Myzus persicae, sont capables de transmettre une grande variété de virus alors que d'autres virus sont plus spécifiquement inféodés à certains insectes, par exemple le virus du gonflement des tiges du cacaoyer et les cochenilles du genre Planococcoides. La transmission est différente selon que le virus a la capacité de se multiplier dans le vecteur (mode persistant) ou non (mode non persistant), ou de persister dans l'appareil digestif de celui-ci sans pour autant s'y multiplier (mode semi-persistant). Certains virus végétaux se propageant sur le mode persistant, comme le virus de l'enroulement de la pomme de terre, font également l'objet d'une transmission transovarienne de l'œuf à la descendance de leur insecte vecteur. Les pucerons sont les vecteurs les plus importants par le nombre des virus qu'ils sont capables de véhiculer et l'impact économique induit. Ils sont notamment responsables de la transmission des virus appartenant au genre Potyvirus, qui regroupe à lui seul plus du quart de tous les virus végétaux et notamment les plus désastreux du point de vue économique (virus Y de la pomme de terre, virus de la Sharka des arbres […]
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