9. Viroses des poïkilothermes
L'incidence économique des maladies à virus des poissons est telle qu'elles sont inscrites sur la liste des maladies à déclaration obligatoire du code de l'Office international des épizooties. Les affections les plus sévères que l'on trouve chez les poissons d'élevage sont : la nécrose pancréatique infectieuse des Salmonidés, la septicémie hémorragique des Salmonidés européens (ou affection à virus Egtved, lequel serait un rhabdovirus), la tumeur rénale à virus, la stomatite contagieuse. La lymphocystite, la variole et diverses affections tumorales atteignent le développement des poissons, mais ne sont pas mortelles.
Chez d'autres poïkilothermes, d'assez nombreux virus ont été isolés, notamment le virus de Lucké qui provient d'adénocarcinomes de la grenouille léopard (Rana pipiens). L'action oncogène de ce virus, qui a été démontrée par passage de filtrats par certains auteurs, reste discutée.
On peut citer enfin, pour mémoire, les papillomatoses qui sont des affections tumorales bénignes dues à des papovirus. Elles atteignent la plupart des espèces animales, mais elles sont plus fréquentes chez le lapin, le chien et les bovins. Le virus du polyome, qui a un pouvoir oncogène chez la souris, appartient à ce groupe.
[…]… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 4 pages…



