8. Viroses des animaux de laboratoire
Chez les animaux de laboratoire, on mesurera l'importance des affections virales, si on sait que la plupart d'entre elles sont inapparentes, mais qu'elles peuvent être mises en évidence à l'occasion d'une inoculation expérimentale. Ce sont, chez la souris : l'ectromélie due à un poxvirus, les affections à réovirus, l'hépatite, la chorioméningite lymphocytaire ; chez le cobaye : la pneumonie à virus dont l'agent est immunologiquement apparenté à celui de la méningite lymphocytaire.
Chez le lapin, l'herpesvirus (ou virus III) peut se manifester à l'occasion d'une inoculation expérimentale, mais il est rare.
Chez le singe, on trouve des virus sans maladies apparentes, capables de compromettre les cultures cellulaires, tels le virus S.V. 40, dont on discute encore le rôle oncogène chez l'homme, et le virus spumeux.
L'herpesvirus B des singes asiatiques (rhésus) est la cause d'accidents de laboratoire mortels chez l'homme.
Le virus de Marburg, qui a provoqué des accidents graves chez des travailleurs de laboratoire, est un arbovirus hébergé par le singe qui semble être un porteur sain.
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