3. Viroses porcines
Les viroses porcines sont nombreuses et à incidence économique sérieuse, étant donné la forme industrielle de l'élevage porcin.
La maladie de Teschen est une poliomyélite grave à mortalité importante. Quelques foyers ont été signalés en France, outre ceux d'Europe centrale et de Madagascar.
On trouve, dans le groupe des calicivirus, l'agent de l'exanthème vésiculeux ; cette affection ressemble à la fièvre aphteuse, d'où la nécessité d'un diagnostic précis (aux États-Unis, notamment, où cette dernière n'existe plus).
Un myxovirus type A est responsable de la grippe ; il se manifeste, associé à Haemophilus influenzae suis. La mortalité est faible dans les porcheries bien entretenues, mais la vaccination donne des résultats médiocres.
L'agent de la gastro-entérite infectieuse est un coronavirus qui provoque une affection à mortalité élevée chez les porcelets de moins de trois semaines.
Le togavirus, agent de la peste porcine, atteint le système nerveux central et entraîne des lésions de septicémie hémorragique. La mortalité peut atteindre 100 p. 100. La vaccination se fait par virus modifié ou inactivé. Parmi les virus à ARN, le porc est également sensible à ceux de la fièvre aphteuse, de la stomatite vésiculeuse et de la rage.
La peste porcine africaine, due à un iridovirus, a été très vite jugulée en France. C'est une maladie cardiovasculaire mortelle. La prophylaxie sanitaire est l'abattage.
La maladie d'Aujesky a, chez le porc, sa forme la plus bénigne avec possibilité de guérison des animaux ; elle peut présenter une forme inapparente : l'animal devient alors porteur de virus et peut contaminer les autres espèces. On trouve également chez le porc une gastro-entérite transmissible due à un virus non classé.
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