2. Viroses ovines et caprines
Bien que l'on retrouve chez les chèvres et les moutons nombre de virus pathogènes pour les bovins, certains sont cependant spécifiques.
L'encéphalomyélite ovine, plus connue sous le nom de looping-ill, est due à un arbovirus. Elle sévit en Grande-Bretagne et en Irlande. On cite chez l'homme des transmissions de laboratoire.
L'agent de la fièvre catarrhale du mouton (ou blue-tongue) est provisoirement classé parmi les réovirus. En Afrique du Sud, la maladie est sévère chez les jeunes, où elle se caractérise par de l'œdème et une cyanose de la langue. La mortalité varie de 3 à 30 p. 100.
Comme chez les bovins, il existe des poxvirus qui provoquent des affections spécifiques. La clavelée, très répandue en Afrique du Nord, ne se rencontre pas en Europe ; c'est une maladie éruptive avec localisations respiratoires ; la mortalité peut atteindre 50 p. 100. La dermatite pustuleuse (ou echtyma contagieux) affecte les jeunes chez lesquels elle provoque des ulcérations buccales. La variole de la chèvre, particulière à cet animal, immuniserait le mouton contre l'echtyma contagieux et la clavelée, la protection inverse n'ayant pas été reconnue.
Le mouton et la chèvre sont sensibles à la rage et à la fièvre aphteuse. La maladie d'Aujesky a, chez ces animaux, une évolution foudroyante. La tremblante du mouton et la maladie de Visna sont des affections à virus « lents » des îles Britanniques.
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