Du xiiie au xve siècle, forme la plus répandue de la chanson française. Le virelai classique débute, comme le rondeau, par une strophe-refrain reprise après chacune des trois strophes-couplets de huit vers. De plus, la dernière partie de la strophe reprend ordinairement la mélodie du refrain. Le virelai a d'abord été une danse, puis une chanson à danser (ballettes du xiiie siècle). On rencontre la forme du virelai dans les laudi italiennes du xiiie siècle et, en Espagne, dans les cantigas de Santa Maria ; de même dans le villancico du xve siècle. C'est au xive siècle que le virelai acquiert son autonomie véritable : Guillaume de Machaut en est le maître incontesté. Il comporte alors nécessairement un accompagnement musical.
Pierre-Paul LACAS
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