Au sens le plus immédiat, la violence renvoie à des comportements et à des actions physiques : elle consiste dans l'emploi de la force contre quelqu'un, avec les dommages que cela entraîne. Cette force prend sa qualification de violence en fonction de normes qui varient historiquement et culturellement. S'il y a des faits que nous nous accordons tous à considérer comme violents (la torture, l'exécution, les coups), d'autres dépendent, pour leur appréhension, des normes en vigueur. Ainsi la violence domestique a été pendant longtemps considérée comme normale. Elle restait donc « invisible ». Ce n'est plus le cas.
Il est intéressant de noter que le droit parle peu de violence. Les juristes utilisent des définitions plus précises afin de traiter la diversité des cas de manière appropriée : identification des faits, exactitude de l'incrimination, évaluation de la nuisance sociale, proportionnalité des peines.
On voit que la notion de violence comporte deux éléments dont l'un est aisément identifiable (les effets de la force physique) et l'autre plus difficile à saisir (l'atteinte à des normes). On peut souhaiter une définition objective faisant prévaloir les faits sur le […]
Bibliographie
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