Quand le mouvement communal se développe au xiie siècle, certains seigneurs ou le roi créent des agglomérations nouvelles, auxquelles ils accordent des franchises pour y attirer des immigrants. Ils espèrent augmenter leurs ressources grâce au travail des nouveaux habitants, asseoir leur autorité sur un territoire, éventuellement faire concurrence à leurs voisins. Nombre de ces « villes neuves » ont, en effet, été fondées à côté de cités existantes mais relevant d'un autre seigneur.
Peu de ces villes sont devenues très importantes, la plupart sont restées des marchés de campagne, certaines ont même disparu. Leur plan est toujours extrêmement régulier, elles sont entourées de murailles. Elles sont la marque d'une volonté colonisatrice et du développement économique de cette époque (défrichements et accroissement démographique).
Anne BEN KHEMIS
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