Instrument à percussion, à clavier chromatique, à sons déterminés, de la famille des xylophones. Il est composé de lames d'acier, sous lesquelles résonnent en sympathie, perpendiculairement à elles, des tiges creuses tubulaires. On frappe le clavier avec des baguettes de diverses sortes. Un moteur électrique assure la tenue de la vibration du son, qui est rendue plus ou moins intense grâce à l'action d'une pédale. L'instrument permet l'exécution de mélodies, de glissandi rapides, ainsi que d'accords de quatre à huit notes, chaque main pouvant tenir plusieurs baguettes. La tessiture va de do 2 à fa 3 ou fa 4 selon les instruments. Un des premiers, Paul Specht utilisa un tel instrument dans un orchestre de danse à l'Empress Ballroom, dans le quartier de Hammersmith, à Londres, en 1923-1924 ; mais ce n'est qu'en 1927 que Leedy l'appela vibraphone. Dans l'orchestre symphonique, on peut signaler, parmi ses emplois célèbres, Lulu de Berg (1934), Trois Petites Liturgies de la Présence divine de Messiaen (1943), les Canti di prigionia de Dallapiccola (1941), la Missa solemnis « Pro pace », op. 71, de A. Casella (1944) et la Sinfonia sacra d'Antonio Veretti (1946). Le vibraphone est aussi devenu un instrument apprécié de certains musiciens de jazz.
Dessin
Vibraphone
Crédits: Éditions J.M. Fuzeau (Courlay, France) Consulter
Pierre-Paul LACAS
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