Lorsque le poète renonce à décompter les syllabes ou les mètres et suit le rythme de sa pensée ou, plus modestement, celui de son souffle, il utilise le verset. Forme plus étendue et plus souple que le vers, elle est divisible en segments métriques ou syllabiques, d'où la possibilité de scansion. Le verset n'est pas délimité par la rime, mais par un passage à la ligne. En l'absence d'une régularité numérique, il procède par le retour régulier de certaines cellules rythmiques — comme l'iambe claudelien —, par des échos sonores — chez Saint-John Perse — ou encore par la reprise, la reformulation d'une idée — comme dans le Coran ou la Bible : « Toute chose a son heure et il y a un temps pour tout sous le ciel » (l'Ecclésiaste).
Véronique KLAUBER
Retour en haut



