Le président Hugo Chávez remporte une victoire décisive le 15 février 2009, lorsque les électeurs approuvent (avec 54,4 p. 100 des voix), lors d'un référendum, la suppression de toute limite au nombre de mandats pour les postes électifs, autorisant ainsi le chef de l'État à se présenter à l'élection présidentielle de 2012. Cet amendement constitutionnel redonne au président l'aura politique qu'il avait perdue lorsque sa première tentative avait été rejetée en décembre 2007. Le 25 juillet, il déclare à l'Assemblée nationale qu'il ne serait pas contre le fait qu'on lui confie les pouvoirs nécessaires pour supprimer toutes les lois « contre-révolutionnaires » d'ici à la fin de l'année. Bien que plus de 80 p. 100 des députés lui soient fidèles, ces derniers lui refusent une telle autorité, mais adoptent d'importantes mesures législatives qui lui permettent d'instaurer un régime qu'il qualifie de « socialisme du xxie siècle ». Une nouvelle loi renforce ainsi le contrôle de l'État sur la sécurité intérieure, l'éducation et l'expropriation des terres. Les conseils communautaires reçoivent par ailleurs de nouvelles prérogatives : ils sont notamment chargés de déterminer de quelle manière pourraient être utilisées les propriétés saisies. Le gouvernement propose également un projet de loi qui pénalise les fausses déclarations portant préjudice à l'État.
Le parti officiel au pouvoir, le Parti socialiste unifié du Venezuela (P.S.U.V.), s'institutionnalise davantage, tandis que l'opposition se fragmente au cours de l'année. Le Conseil national électoral (C.N.E.) surveille les élections des délégués du P.S.U.V. chargés de se rendre au premier congrès extraordinaire du parti, qui débute le 21 novembre et au cours duquel la structure institutionnelle du P.S.U.V. est organisée, les chefs du parti sont désignés et les procédures de sélection des candidats aux élections législatives de 2010 (prévues pour le 26 septembre) sont établies. Certains membres du P.S.U.V. craignent que l'opposition remporte le tiers des siè […]
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