3. L'indépendance
L'indépendance de l'archipel est décidée lors d'une conférence tenue à Paris en 1977, réunissant des représentants britanniques, français et néo-hébridais. Des élections sont alors organisées. La Constitution promulguée en 1980 stipule que l'État est dirigé par un président, élu pour cinq ans par un collège électoral regroupant les députés et les présidents des conseils régionaux. Elle instaure également un conseil national des chefs, rassemblant les chefs coutumiers, chargé des questions liées aux coutumes et aux traditions. Le Parlement est élu au suffrage universel et choisit, parmi ses membres, le Premier ministre, en charge de la réalité du pouvoir.
Au milieu de l'année 1980, Jimmy Stevens, chef du parti Na-Griamel sur l'île Espíritu Santo, tente en vain de faire sécession. Les Nouvelles-Hébrides dans leur intégralité deviennent un État indépendant au sein du Commonwealth le 30 juillet 1980, adoptant dès lors le nom de République du Vanuatu. Walter Lini, considéré comme le père de la nation, occupe jusqu'en 1991 le poste de Premier ministre avant d'être remplacé par le francophone Maxime Carlot Korman jusqu'en 1995. S'ensuit une période d'instabilité politique caractérisée par la valse des gouvernements et les retournements d'alliances. Premier ministre à partir de 2004, Ham Lini, frère de Walter et président du National United Party (N.U.P.), incarne une stabilité retrouvée mais fragile.
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