Vannes (en breton Gwened), chef-lieu du département du Morbihan, fait partie d'une Communauté d'agglomération qui regroupe environ 136 500 habitants. La ville elle-même compte 53 700 habitants (2005) et se trouve à distance presque égale de Nantes, Rennes et Quimper (soit environ 110 km).
Elle est située au fond du golfe du Morbihan (« petite mer » en breton), véritable mer intérieure parsemée d'îles qui offre des paysages somptueux. La vieille ville jouxte ainsi un port autrefois voué aux activités de cabotage et désormais consacré à la plaisance, ce qui traduit les mutations de la ville et la tendance récente à la tertiarisation des activités, voire au développement d'une économie résidentielle.
Vannes a été dans l'histoire l'objet de nombreuses rivalités. Les Vénètes, qui ont fait de Darioritum leur capitale, sont battus par César en 56 avant J.-C. lors d'une bataille maritime épique qui a sans doute eu lieu entre les communes actuelles de Port-Navalo et Locmariaquer. Après l'arrivée des Bretons, la ville renforce ses remparts et le comte Nominoé y proclame, au milieu du ixe siècle, l'indépendance de la Bretagne. En 919, Vannes est pillée et brûlée par les Normands. La ville est ensuite la résidence des ducs de Bretagne (1370-1450) et Jean IV décide d'y établir sa principale résidence dans le château de l'Hermine. La ville accueille au xviie siècle le Parlement de Bretagne, chassé de Rennes en 1675. Elle connaît à partir de cette date une dynamique réelle, fondée sur des fonctions administratives, commerciales et religieuses (le diocèse de Vannes étend son influence au-delà de Lorient et de Pontivy). Au xixe siècle, l'envasement du port et le déclin économique de la Bretagne limitent la progression urbaine. Éclipsée sur les plans économique et portuaire par Lorient, la ville se spécialise dans ses fonctions administratives et tertiaires. Cette relative atonie (13 585 habitants seulement en 1851) précède un renouveau qui n'en est que plus spectaculaire. Comme elle est peu stratégique, la ville échappe aux […]
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