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VALEUR, économie

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2.  De la théorie de la valeur à celle des prix

Le problème du fondement et de la mesure de la valeur est aujourd'hui sorti des théories économiques. L'analyse de la valeur d'un bien se réduit à celle de sa forme phénoménale, c'est-à-dire de son prix effectif observable dans l'échange. L'économiste cherche alors plus particulièrement à établir les lois de variations des prix, prix censés résulter de la confrontation des offres et des demandes globales. Le courant néo-classique, né à la fin du xixe siècle et aujourd'hui dominant, propose une théorie de la formation des prix résumée dans l'ouvrage fondateur de Gérard Debreu, intitulé justement Théorie de la valeur (1959). Cette théorie de la formation des prix est directement fondée sur l'utilité que les agents retirent de la consommation des différents biens – certains parlent ainsi à son propos de « valeur-utilité » : les goûts ou préférences de chaque individu sont représentés par une fonction permettant à ce dernier de classer des ensembles de biens selon l'utilité qu'ils lui procurent. Il détermine alors sa demande de chaque bien en maximisant cette utilité. C'est ensuite la confrontation de la demande globale – somme des demandes individuelles – avec l'offre globale qui permettra l'établissement du prix.

Ainsi, la distinction entre valeur d'usage et valeur d'échange, introduite initialement par les économistes classiques – Adam Smith l'avait d'ailleurs empruntée à Aristote – est abandonnée : la valeur d'échange d'un bien est identifiée à son prix alors que la valeur d'usage renvoie au concept d'utilité ; avec le développement de la théorie néo-classique et l'ancrage de la détermination des prix dans la notion d'utilité, l'opposition entre les deux notions perd toute pertinence. 

L'usage même du terme de valeur est donc désormais tombé en désuétude et ne persiste que dans certaines acceptions particulières. En finance par exemple, on désigne par valeur fondamentale d'un titre (action, obligation, etc.) la valeur de l'en […]

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ACTUALISATION, économie

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AUTRICHIENNE ÉCOLE, économie

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BANQUE - Histoire de l'institution bancaire

Écrit par :  Patrice BAUBEAU

Dans le chapitre "Transfert de valeurs"  : …  Enfin, le transfert des *valeurs dans le temps et dans l'espace représente le moins spécifique des métiers bancaires. Dans le monde à croissance lente précédant le xviiie siècle, l'essentiel des profits dérive de la matérialisation d'un écart de prix entre deux lieux (l'argent métal vaut plus en Chine qu'en Europe ou au Japon du… Lire la suite
BIEN ÉCONOMIQUE

Écrit par :  Marc PÉNIN

Dans le chapitre "La relation des biens économiques à l'utilité"  : …  pour l'homme soit directement, soit indirectement parce qu'il peut les vendre. La distinction entre* valeur d'usage (l'utilité subjective du bien pour une personne donnée) et valeur d'échange (socialisée dans l'échange et qui peut se mesurer par un prix) est donc posée au départ et toutes les apories de la référence à l'utilité sont déjà là : Un… Lire la suite
BÖHM-BAWERK EUGEN VON (1851-1914)

Écrit par :  Guy CAIRE

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BOURSE - Marchés de valeurs mobilières

Écrit par :  Daniel GOYEAUAmine TARAZI

Dans le chapitre "L'approche fondamentaliste"  : …  *L'approche fondamentaliste considère que tout actif financier a une valeur intrinsèque égale à la valeur actualisée (c'est-à-dire exprimée en unités monétaires d'aujourd'hui) de la chronique de flux futurs anticipés procurés par cet actif. La valeur « vraie » ou intrinsèque d'un actif financier repose donc sur des prévisions subjectives, établies à… Lire la suite
CANTILLON RICHARD (1680 env.-env. 1734)

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… *Banquier parisien, né d'une famille irlandaise, elle-même d'origine espagnole, selon son biographe, l'économiste Stanley Jevons, Cantillon rédigea un Essai sur la nature du commerce en général, qui ne fut publié qu'en 1755, sans nom d'auteur, après avoir circulé en manuscrit parmi les physiocrates et influencé fortement Gournay et, plus… Lire la suite
LE CAPITAL, livre de Karl Marx

Écrit par :  Annie SORIOT

Dans le chapitre "Marchandise, plus-value et accumulation"  : …  forme élémentaire de cette richesse, sera par conséquent le point de départ de nos recherches. » *En distinguant la valeur d'usage et la valeur d'échange, Marx se place dans le prolongement de la théorie ricardienne de la valeur travail. La substance de la valeur est un travail « abstrait » – considéré indépendamment de sa finalité – qui… Lire la suite
CAPITAL, sociologie

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…  sur la propriété privée des moyens de production, laquelle définit largement la division du travail* et la répartition de la valeur produite. Dans le cadre de ce rapport social, l'accroissement de la valeur, essentiellement au bénéfice du capitaliste, a lieu à travers l'exploitation de la force de travail. Parmi toutes les marchandises, la force de… Lire la suite
COMPTABILITÉ - Comptabilité financière

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Dans le chapitre "Le bilan (« balance sheet »)"  : …  mesurent en quelque sorte, sur la base de conventions d'évaluation sur lesquelles nous reviendrons,* la valeur de l'entreprise ou, en d'autres termes, la richesse qu'elle représente pour ses propriétaires. Cette richesse correspond à leur mise initiale (le capital au sens juridique du terme) augmentée par les profits réalisés par l'entreprise,… Lire la suite
CORPORATE FINANCING AND INVESTMENT DECISIONS WHEN FIRMS HAVE INFORMATION THAT INVESTORS DO NOT HAVE, livre de S. Myers et N. Majluf

Écrit par :  Nicolas COUDERCSéverine VANDELANOITE

Dans le chapitre "Asymétrie d'information et structure financière de l’entreprise"  : …  par contre, un conflit d’intérêt oppose les actionnaires en place et les nouveaux investisseurs. *La valorisation boursière de l'actif incorpore toute l'information publique disponible. Cependant, l'information privée détenue par le dirigeant est telle qu'en réalité la véritable valeur de l'actif est inférieure au cours du marché (surévaluation… Lire la suite
DEBREU GÉRARD (1921-2004)

Écrit par :  Françoise PICHON-MAMÈRE

… et de la demande, dans la lignée des premières formalisations de Léon Walras et de Vilfredo Pareto. *Lorsqu'en 1959 il publie aux États-Unis sa thèse de doctorat, sous le titre Théorie de la valeur, les spécialistes, admiratifs, considèrent qu'il s'agit là de la formulation la plus accomplie de la théorie de l'équilibre général. Ces travaux… Lire la suite
DES PRINCIPES DE L'ÉCONOMIE POLITIQUE ET DE L'IMPÔT, livre de David Ricardo

Écrit par :  Nicolas CHAIGNEAU

Dans le chapitre "Une théorie de la valeur et de la répartition"  : …  de la valeur d'échange et de la répartition. Dans le chapitre I, intitulé De la valeur, *Ricardo montre que la valeur d'une marchandise dépend de ses conditions de production : elle est déterminée par la quantité de travail direct (celui des travailleurs) et indirect (celui qui a été fourni pour produire les moyens de production)… Lire la suite
DIATCHENKO VASSILI PETROVITCH (1902-1971)

Écrit par :  Joëlle LE GOFF

… *Docteur ès sciences économiques et nommé professeur de cette même discipline en 1943, Diatchenko est membre du P.C.U.S. depuis 1922. Diplômé de la faculté d'économie de l'Institut polytechnique de Leningrad en 1929, il exerce jusqu'en 1947 les fonctions d'enseignant-chercheur. Il travaille aussi à l'Académie des sciences à partir de 1947, puis,… Lire la suite
ÉCHANGE

Écrit par :  Claude MEILLASSOUX

Dans le chapitre "Historique de l'échange"  : …  tel mode de circulation, les biens ne sont jamais confrontés entre eux et ne possèdent qu'une *valeur d'usage. En revanche, ils tendent à acquérir un contenu social en étant associés, en raison de leur provenance, de leur valeur en travail ou de leur apparence, à une fonction et (ou) à un statut hiérarchique (ainsi en est-il par exemple… Lire la suite
ÉCONOMIE (Définition et nature) - Objets et méthodes

Écrit par :  Henri GUITTON

Dans le chapitre "Psychologie et sociologie"  : …  e siècle était de style psychologique, notamment avec Condillac. Il n'y a pas de *valeur en soi ; la valeur est toujours relative à l'appréciation d'un sujet ; elle est subjective par essence. Les classiques anglais et français ont tendance à l'oublier et à objectiver la valeur pour permettre des comptes et des calculs exacts. Les… Lire la suite
ÉCONOMIE (Définition et nature) - Une science trop humaine ?

Écrit par :  Bernard GUERRIEN

Dans le chapitre "Des tendances plutôt que des lois"  : …  tendancielle du taux de profit » (énoncée par Karl Marx). L'idée est simple : si on pense que toute *valeur vient du travail, et qu'avec le temps le travail accumulé (sous la forme de machines, d'équipement, de locaux, etc.) ou « travail mort » augmente par rapport au « travail vivant », alors le taux de profit (rapport d'une partie du travail… Lire la suite
ÉCONOMIE (Histoire de la pensée économique) - Les grands courants

Écrit par :  Jérôme de BOYER

Dans le chapitre "Valeur, répartition et croissance"  : …  *La valeur fournit le centre de gravitation des mouvements du prix de marché sous l'effet des forces de l'offre et de la demande. Si la demande est égale à l'offre, le prix de marché coïncide avec la valeur : la vente de la marchandise permet au producteur à la fois de récupérer les coûts en matières premières et de distribuer aux salariés,… Lire la suite
ÉCONOMIE (Histoire de la pensée économique) - L'école classique

Écrit par :  Daniel DIATKINE

Dans le chapitre "Les classiques au sens de Marx et au sens de Keynes"  : …  Le profit pur est dès lors un profit engendré par l'échange (profit upon alienation). *Or, pour Marx, seule l'activité productive humaine est capable d'engendrer la valeur économique. Attribuer au « capital » (ou à la terre), en tant qu'objet physique, la propriété de créer de la valeur (l'intérêt et la rente) est pour Marx, « l'… Lire la suite
ÉCONOMIE (Histoire de la pensée économique) - Marxisme

Écrit par :  Michel ROSIER

La théorie économique de Karl Marx (1818-1883) a pour but de démontrer que le capitalisme aura inéluctablement une fin et que ses crises en sont la preuve. Cet objectif ne prend tout son sens qu'au regard de son projet politique et de sa vision de l'histoire comme une succession de modes de production. Dans un premier temps, les rapports de… Lire la suite
ÉCONOMIE (Histoire de la pensée économique) - Marginalisme

Écrit par :  Jean-Sébastien LENFANT

Dans le chapitre "Trois auteurs, trois traditions"  : …  d'autre part. Dans sa version autrichienne, la théorie des prix repose sur une opposition entre* valeur et prix. La valeur est une grandeur subjective : c'est la mesure dans laquelle un bien est supposé satisfaire directement ou indirectement un besoin. Le prix est une grandeur objective qui s'exprime dans l'échange. Toute la question est de… Lire la suite
ÉCONOMIE (Histoire de la pensée économique) - Keynésianisme

Écrit par :  Olivier BROSSARD

Dans le chapitre "Prémisses : le rejet de l'analyse dichotomique"  : …  préférences des agents économiques. La monnaie n'a d'influence que sur le niveau général des prix. *La démonstration de ces assertions repose sur une égalité comptable : dans une économie donnée, au cours d'un intervalle de temps donné, la valeur des moyens de paiements activés est égale à la valeur des transactions effectuées (MV = PT). La valeur… Lire la suite
ÉCONOMIE INDUSTRIELLE

Écrit par :  Bruno JULLIEN

Dans le chapitre "Les barrières technologiques à l'entrée"  : …  d'un des fondements du libre-échange. Les consommateurs étant libres d'acheter le produit ou pas, *ils ne l'achètent que si la valeur de l'échange est supérieure au prix demandé. L'acte d'achat implique donc que l'acheteur obtienne une valeur lors de l'échange. La valeur totale de l'échange, qui correspond à la somme du profit et de la valeur pour… Lire la suite
ÉLÉMENTS D'ÉCONOMIE POLITIQUE PURE, livre de Léon Walras

Écrit par :  Jean-Sébastien LENFANT

Dans le chapitre "Naissance de la théorie de l'équilibre général"  : …  Walras commence par définir l'économie politique pure (section 1). *C'est la théorie de la valeur d'échange des choses rares, c'est-à-dire „utiles et limitées en quantité“. La méthode adaptée est la „méthode rationnelle“. Elle consiste à construire, par abstraction, des types idéaux (consommateurs, producteurs, marché) et à établir entre eux des… Lire la suite
ENTREPRISE - Gouvernance d'entreprise

Écrit par :  Gérard CHARREAUX

Dans le chapitre "Réduction des pertes de valeur"  : …  *Les pertes de valeur ont des origines diverses : sous-investissement ou surinvestissement, dépenses exagérées, etc. Certains modèles prennent en compte les « stratégies d'enracinement » des dirigeants. Ces derniers, pour se protéger, tentent de rendre leur remplacement plus coûteux en investissant de préférence dans des projets, dont la rentabilité… Lire la suite
ENTREPRISE - Les relations interentreprises

Écrit par :  Alain BIENAYMÉ

Dans le chapitre "L'entreprise et ses propriétaires-actionnaires"  : …  Franco Modigliani et Merton Miller ont énoncé, dans un article de 1958, les déterminants de la *relation entre la valeur de l'entreprise et sa structure de financement. Sous des conditions très fortes – concurrence parfaite, avenir certain, absence de fiscalité –, cette valeur est indépendante du taux d'endettement de l'entreprise : deux firmes… Lire la suite
ENVIRONNEMENT ÉCONOMIE DE L'

Écrit par :  Sylvie FAUCHEUX

Dans le chapitre "L'extension de la valeur au-delà de la valeur d'usage présente et individuelle d'un bien"  : …  *Selon la théorie économique conventionnelle, la valeur des actifs environnementaux peut être mesurée à partir des préférences des agents pour l'utilisation ou la conservation de ces actifs. Tant qu'on a affaire à un bien pour lequel une demande, et donc un consentement à payer existent, la valeur de ce bien reste liée à son usage présent. On peut… Lire la suite
ESSAI SUR LA NATURE DU COMMERCE EN GÉNÉRAL, livre de Richard Cantillon

Écrit par :  François ETNER

Dans le chapitre "Les lois du « commerce en général »"  : …  de son essai demeureront au cœur des analyses ultérieures, notamment celles de l'école classique. *Le titre du chapitre X exprime la principale de ces lois : « Le prix ou la valeur intrinsèque d'une chose est la mesure de la quantité de terre et du travail qui entrent dans sa production. » L'expression emprunte à la valeur « intrinsèque » des… Lire la suite
FAMILLE - Économie de la famille

Écrit par :  Catherine SOFER

Dans le chapitre "La valeur de la production domestique"  : …  le rôle social de la famille et des femmes au foyer dans une analyse économique, en insistant sur *la valeur économique créée par le travail domestique. Alfred Marshall dans Principles of Economics (1890), en particulier, va adapter, en la faisant entrer dans le champ de la théorie, la défense de la division sexuelle traditionnelle du… Lire la suite
FINANCE DE MARCHÉ - Théorie des marchés financiers

Écrit par :  Emmanuelle GABILLON

…  l'efficacité des choix économiques. Il est de ce fait très important que ces prix reflètent la* « vraie valeur » de chaque actif, ce que les financiers appellent la « valeur fondamentale ». Par conséquent, la valorisation des actifs financiers (calcul de la valeur fondamentale d'un actif), l'étude du degré d'efficience des marchés financiers (… Lire la suite
FISHER IRVING (1867-1947)

Écrit par :  Guy CAIRE

Dans le chapitre "La valeur"  : …  Dans sa thèse de doctorat, Mathematical Investigation in the Theory of Value and Prices *(« Recherches mathématiques sur la théorie de la valeur et des prix »), influencé par les travaux de Léon Walras au plan théorique et par ceux de William Graham Sumner du point de vue méthodologique, Fisher débarrasse de ses relents d'hédonisme la… Lire la suite
FUSIONS-ACQUISITIONS

Écrit par :  Patricia CHARLÉTY-LEPERSSaïd SOUAM

Dans le chapitre "Les opérations qui créent de la valeur pour les actionnaires"  : …  *Le terme volontairement vague de « synergies » recouvre l'ensemble des situations où deux entreprises A et B valent plus réunies (valeur VAB) que séparées (valeur VA + VB). La création de valeur (VAB — VA — VB = S) est, dans tous les cas, liée à une modification des flux financiers… Lire la suite
INTERVENTION DE L'ÉTAT, économie

Écrit par :  Dominique HENRIETAndré PIETTRE

Dans le chapitre "Calcul économique"  : …  par exemple, les coûts (ou les bénéfices) externes ne sont pas pris en compte dans les prix. *En cas de rationnement, en situation de chômage en particulier, le prix n'est pas, par définition, à sa valeur d'équilibre. De même, les dispositions fiscales, qu'il s'agisse de taxation directe ou indirecte, introduisent des distorsions. Le calcul… Lire la suite
INVESTISSEMENT

Écrit par :  Richard DUHAUTOIS

Dans le chapitre "La théorie du q de Tobin"  : …  de Keynes selon laquelle l'investissement est déterminé par la performance des marchés financiers. *Il définit le ratio q comme le rapport entre la valeur de marché de l'entreprise et sa valeur comptable au coût de remplacement. Sous l'hypothèse d'un marché boursier parfait, la valeur de l'entreprise représente la somme actualisée des profits… Lire la suite
LIVRE TOURNOIS

Écrit par :  Dominique LACOUE-LABARTHE

Dans le chapitre "Le cours"  : …  *Jusqu'au xiiie siècle, seul circule le denier d'argent d'un poids égal au 1/240 d'une livre. Cette pièce ne comporte aucune mention de valeur faciale car sa valeur est sans ambiguïté celle d'un denier-poids d'argent. Par contraction, on dira un denier. Fixer à un denier le prix de quelque chose revient à signifier que ce bien a… Lire la suite
MACROÉCONOMIE - Croissance économique

Écrit par :  Jean-Olivier HAIRAULT

Dans le chapitre "Croissance et accumulation"  : …  *La production consiste à transformer des ressources naturelles et des biens (les consommations intermédiaires qui disparaissent dans le processus productif) en d'autres biens (le produit final), en créant au passage de la valeur. Cette valeur ajoutée est obtenue grâce à la combinaison technique de facteurs de production, travail et outils de… Lire la suite
MARCHÉ

Écrit par :  Bernard GUERRIEN

Dans le chapitre "Marché et théorie"  : …  comme étalon, ou comme norme, le temps de travail passé à produire les biens. C'est la théorie de* la valeur travail. Les prix fluctuent (ou gravitent) alors, au gré de perturbations passagères, autour de cette valeur. Cette théorie – dont se réclament notamment Adam Smith, David Ricardo, Karl Marx et John Stuart Mill – pose néanmoins des… Lire la suite
MARSHALL ALFRED (1842-1924)

Écrit par :  Jean MATHIOT

… *La pensée d'Alfred Marshall, fondateur et principal théoricien de l'école néo-classique, premier représentant de l'« école de Cambridge », apparaît comme le trait d'union entre l'économie politique classique (Smith, Ricardo et J. S. Mill) et l'économie contemporaine ; en outre, c'est auprès de Marshall que Keynes commença sa carrière. La diversité… Lire la suite
MARXISME - La théorie marxiste

Écrit par :  Étienne BALIBARPierre MACHEREY

Dans le chapitre "Le mouvement du capital et l'origine de la survaleur"  : …  Ce qui définit le capital dans la pratique de l'économie bourgeoise, c'est la *mise en valeur d'une quantité de valeur donnée. Toute somme de valeur n'est pas du capital, cela dépend de son utilisation : les valeurs thésaurisées ou consacrées à la consommation individuelle ne sont pas du capital. Il faut pour cela que la valeur… Lire la suite
MARXISME - La réification

Écrit par :  Jacques LEENHARDT

Dans le chapitre "L'abstraction de la marchandise et ses conséquences"  : …  historique à travers lequel le produit du travail se transforme en marchandise en même temps que la *valeur du produit devient elle-même valeur d'échange. La constitution de la marchandise en tant que telle va donc de pair avec la prédominance de la valeur d'échange sur la valeur d'usage ; elle implique, d'autre part, l'élaboration de l'équivalent… Lire la suite
MÉDIAS - Économie des médias

Écrit par :  Nadine TOUSSAINT-DESMOULINS

Dans le chapitre "Un contenu périssable"  : …  médiatiques, quels qu'ils soient, ont un caractère éminemment périssable. On entend par là que la *valeur marchande des contenus diffusés devient très vite nulle alors même que ces contenus peuvent être conservés physiquement (collection de journaux, enregistrement d'émission). Certes, la durée de vie des contenus est variable, avec un ordre… Lire la suite
MENGER CARL (1840-1921)

Écrit par :  Guy CAIRE

… *Considéré avec Jevons et Walras comme l'un des fondateurs de l'école marginaliste, titulaire de la chaire d'économie politique à l'université de Vienne et membre du Sénat, Carl Menger a exercé sur la pensée économique une influence considérable qui s'est manifestée tant au point de vue doctrinal qu'au point de vue méthodologique. L'apport théorique… Lire la suite
MESURES, économie

Écrit par :  Jean-Étienne CHAPRON Universalis

Dans le chapitre " La mesure en unités monétaires"  : …  entre les acteurs de la vie économique ; c'est en monnaie, le plus souvent, que s'exprime la *valeur des stocks de biens ou de créances présents dans l'économie. D'où l'importance des mesures en termes monétaires dans l'analyse économique. Toutefois, ce recours à un seul étalon de référence ne dispense pas de résoudre de délicats problèmes de… Lire la suite
PAUVRETÉ ET REVENUS MINIMA

Écrit par :  Denis CLERC

Dans le chapitre "Un substitut à l'intervention publique dans l'économie"  : …  en dissociant les revenus de subsistance des revenus d'activité, on permettrait aux entreprises de *rémunérer les travailleurs selon leur valeur d'échange et leur productivité, d'embaucher et de débaucher librement ». En d'autres termes, pourquoi maintenir S.M.I.C., conventions collectives et tout ce qui s'ensuit, puisqu'un revenu minimum versé à… Lire la suite
PETTY sir WILLIAM (1623-1687)

Écrit par :  Bernard DUCROS

… *Tour à tour marin, chirurgien, membre du Parlement, homme public et homme d'affaires, sir William Petty est surtout connu pour ses écrits économiques. L'ensemble de son œuvre permet de le situer comme l'un des plus notables auteurs de transition entre les mercantilistes et les libéraux. Sa théorie de la valeur, qu'il fonde à la fois sur le travail… Lire la suite
PRESSE - Économie de la presse écrite française

Écrit par :  Nadine TOUSSAINT-DESMOULINS

Dans le chapitre "La spécificité du produit"  : …  dont le temps de valorisation est extrêmement bref, ce qui en limite la rentabilisation. La *valeur marchande d'un quotidien est inférieure à vingt-quatre heures, celle d'un hebdomadaire n'est que de quelques jours. Aussi tous les efforts des entreprises vont-ils tendre vers la recherche de la vitesse à tous les stades de la production et de… Lire la suite
PRINCIPES D'ÉCONOMIE POLITIQUE, livre de Alfred Marshall

Écrit par :  Jean-Sébastien LENFANT

Dans le chapitre "Temps et bien-être"  : …  *La théorie marshallienne de la valeur repose avant tout sur l'analyse des conditions de l'offre. Le prix d'offre normal de chaque bien est le prix auquel une certaine quantité peut être fournie durablement au marché. C'est ici qu'intervient la distinction en termes de périodes, faisant correspondre à chaque période un ensemble différent de… Lire la suite
PRINCIPLES OF ECONOMICS, livre de Carl Menger

Écrit par :  Pierre GARROUSTE

Dans le chapitre "Les prémices « autrichiennes » de l'analyse marginaliste"  : …  en aval, des biens de premier ordre (biens de consommation). Cette conception est liée à la *théorie subjective de la valeur (troisième chapitre) que propose Menger, en complète opposition avec la théorie classique de la valeur. Pour Menger, la valeur d'un bien est le dernier besoin qu'un individu a de vouloir le consommer et n'est donc pas… Lire la suite
PRODUCTION, économie

Écrit par :  Marc PÉNIN

Dans le chapitre "La genèse de la notion de production"  : …  productif) et qu'elle n'est pas simplement une transformation physique de biens mais une création de* valeur pouvant être exprimée en termes monétaires. La production nationale est donc obtenue en sommant non pas simplement les diverses productions mais leur produit net (on dirait aujourd'hui la valeur ajoutée). La valeur de ce produit net circule… Lire la suite
PROLÉTARIAT & PROLÉTARISATION

Écrit par :  Serge MALLET

Dans le chapitre "Producteur de plus-value"  : …  travail pour une certaine somme par jour. Après avoir travaillé quelques heures, il se trouve avoir* reproduit la valeur de cette somme. Mais son contrat de travail porte qu'il doit encore travailler un certain nombre d'heures pour accomplir sa journée. La valeur supplémentaire ainsi créée est une plus-value qui ne coûte rien au capitaliste (… Lire la suite
RECHERCHES SUR LES PRINCIPES MATHÉMATIQUES DE LA THÉORIE DES RICHESSES, livre de Antoine Augustin Cournot

Écrit par :  Claire PIGNOL

Dans le chapitre "L'application des mathématiques à l'économie"  : …   » qui signifie « valeurs échangeables » et qu'il faut distinguer des idées d'utilité ou de rareté. *Le chapitre ii définit le concept de valeur d'échange, et le chapitre iii expose la détermination de valeurs d'échange particulières que sont les taux de change dans une économie mondiale en régime de changes flexibles. Le chapitre… Lire la suite
RICHESSE DÉFINITIONS ET MESURES DE LA

Écrit par :  Jean GADREY

Dans le chapitre "La richesse chez les classiques"  : …  que l'on restreigne le périmètre de la richesse d'un pays aux biens matériels échangeables, dont la* valeur est mesurable grâce aux prix. Chez lui comme chez Smith, seul est « productif » le travail qui produit cette richesse-là, tangible et marchande. Cette conception de la richesse a dominé tout le xixe siècle et une partie du… Lire la suite
ROBINSON JOAN VIOLET (1903-1983)

Écrit par :  Jean-Luc GAFFARD

… apports de Ricardo et ceux de Keynes. Joan Robinson propose une reconsidération de la théorie de la *valeur dans un ouvrage (The Economics of Imperfect Competition, Macmillan, Londres, 1933) qui pose les premières bases d'une théorie de la concurrence imparfaite, en continuité et en harmonie avec le travail de pionnier réalisé par Piero… Lire la suite
SERVICES ÉCONOMIE DE

Écrit par :  Jean-Charles ASSELAIN

Dans le chapitre "De la tertiarisation à l'économie de services : des vues conflictuelles"  : …  La Richesse des nations (1776), au seuil de la révolution industrielle, marquent une césure. *Smith oppose nettement le travail productif – tel celui de l'ouvrier des manufactures –,qui produit de la valeur, et le travail improductif, qui n'en produit pas : le domestique ou le comédien fournit un service immatériel qui « ne se fixe ou ne se… Lire la suite
SMITH ADAM (1723-1790)

Écrit par :  Jacques WOLFF

Dans le chapitre "L'homme et l'œuvre"  : …  au travailleur) ; la richesse se définit comme une puissance d'achat ; l'utilité d'un objet est sa *valeur d'usage, et son pouvoir d'acheter, sa valeur d'échange. Le processus général de croissance provient alors de l'accumulation du capital qui permet un accroissement de la division du travail et de sa productivité, tandis que la hausse de la… Lire la suite
SPORT (Histoire et société) - Économie

Écrit par :  Wladimir ANDREFF

Dans le chapitre "Prise en compte du coût d'opportunité"  : …  à un autre projet (à des logements sociaux par exemple) que cet événement. Côté avantages, *la valeur de non-usage de l'événement sportif est la valeur que lui attribuent les contribuables locaux qui n'assistent pas à l'événement (sa valeur d'usage est l'utilité procurée par l'événement sportif à ses spectateurs). Il faut déceler, en… Lire la suite
THE COST OF CAPITAL, CORPORATION FINANCE AND THE THEORY OF INVESTMENT, livre de F. Modigliani et M. Miller

Écrit par :  Gunther CAPELLE-BLANCARDNicolas COUDERC

Dans le chapitre "Les deux théorèmes de Modigliani-Miller"  : …   : les fonds propres (émission d'actions) et la dette (emprunt bancaire ou émission d'obligations). *Le choix entre ces deux modes de financement influence-t-il la valeur de l'entreprise, ou, autrement dit, la structure financière de l'entreprise importe-t-elle ? Jusqu'en 1958, cette question n'était traitée que de façon ad hoc, sur la base de… Lire la suite
THE MARKET FOR LEMONS : QUALITY UNCERTAINTY AND THE MARKET MECHANISM, livre de George A. Akerlof

Écrit par :  Ariane TICHIT

Dans le chapitre "Le phénomène d'anti-sélection : un champ d'application immense"  : …   this phenomenon is the pure joy of owning a new car. » Akerlof propose une autre explication. *Selon lui, le prix beaucoup plus faible payé pour une voiture d'occasion vient du fait que les acheteurs ont peu d'informations sur la qualité de la voiture vendue, contrairement aux vendeurs qui connaissent leur voiture pour l'avoir utilisée. Or les… Lire la suite
THÉORIE DE LA VALEUR, livre de Gérard Debreu

Écrit par :  Nathalie BERTA

Dans le chapitre "Existence et optimalité d'un équilibre général concurrentiel"  : …  la théorie – marchandise, prix, consommateur et producteur – et à leur représentation mathématique. *À chaque marchandise est associé un prix unique. Les consommateurs, caractérisés par des préférences et des ressources, déterminent alors, sur la base de ces prix, les quantités de biens ou services qu'ils souhaitent offrir et demander en maximisant… Lire la suite
THÉORIE DE L'ÉCONOMIE POLITIQUE, livre de William Stanley Jevons

Écrit par :  Philippe LE GALL

…  rationnelle, au même titre que la mécanique, en lui empruntant son langage et en se fondant sur *une nouvelle théorie de la valeur, basée non plus sur le travail comme chez les « classiques » (Adam Smith, David Ricardo, Karl Marx) mais sur l'utilité. La Théorie de l'économie politique rassemble les éléments nécessaires à la construction… Lire la suite
TRAITÉ D'ÉCONOMIE POLITIQUE, livre de Jean-Baptiste Say

Écrit par :  Francis DEMIER

Dans le chapitre "L'apparition de l'entrepreneur dans l'économie politique"  : …  utilité. Si la concurrence est sans entraves, qu'elles soient d'ordre étatique ou monopolistique, *le prix du marché exprime la valeur réelle et le coût de production n'est alors qu'une contrainte qui détermine pour le producteur le seuil au-delà duquel il s'arrête de produire. Le traité amorce bien un abandon de la notion de valeur-travail. La… Lire la suite
TRANSPORTS - Transports et économie

Écrit par :  Rémy PRUD'HOMME

Dans le chapitre "Le transport dans l'économie"  : …  et permettre les additions et les comparaisons. On a d'ailleurs deux manières de mesurer cette *« valeur » : en termes de production, c'est-à-dire de ventes, qui reflète l'utilité des différents biens pour les acheteurs ; en termes de valeur ajoutée (valeur de la production de laquelle on retranche la valeur des biens achetés pour cette… Lire la suite
VALEURS, philosophie

Écrit par :  Pierre LIVET

Dans le chapitre "Valeur et économie"  : …  *L'extension triomphante de l'économie de marché a suggéré un concept unifié de valeur, la valeur d'échange. Contrairement à la valeur d'usage, qui tient à la spécificité des objets et à ce qu'on peut en faire, mais qui ne permet guère de comparaisons entre deux usages – par exemple entre labourer la terre et écrire des poèmes, entre la charrue et… Lire la suite
WALRAS LÉON (1834-1910)

Écrit par :  Bernard VALADE

Dans le chapitre "Théorie de l'échange et conception de l'équilibre général"  : …  de la conjoncture scientifique qui s'est opéré dans le domaine des sciences économiques vers 1870, *l'ouvrage de Walras procède de ce courant de pensée qui, avec Jevons, Menger, Böhm-Bawerk, a visé à élaborer une nouvelle théorie psychologique de la valeur – théorie subjective fondée sur les désirs, les goûts des consommateurs, l'utilité marginale… Lire la suite
WIESER FRIEDRICH VON (1851-1926)

Écrit par :  Guy CAIRE

… *Dans ses principaux ouvrages — L'Origine et les lois principales de la valeur économique (Ursprung und Hauptgesetze des wirtschaftlichen Wertes, 1894) et La Valeur naturelle (Der natürliche Wert, 1889) —,Wieser, disciple de Menger, prolonge dans trois directions essentielles la doctrine de celui-ci. Tout d'abord… Lire la suite

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