4. La pratique des jeux
L'application patiente qu'on remarque chez Larbaud, il l'exerce aussi dans tous les jeux qu'il entretient, ceux qui sont légendaires comme ses collections de soldats de plomb, de fanions, de livres, et le culte qu'il voue aux femmes, à la bonne chère, à l'élégance vestimentaire, ceux qu'il a tenu plutôt à pratiquer discrètement (sa conversion en 1910 au catholicisme dont il gardait le secret, et pas seulement à cause de sa mère, protestante). Le paradoxe des jeux, c'est le maintien d'un équilibre entre le sérieux et le côté festin, entre la passion et la disponibilité, la ferveur spirituelle et un certain amoralisme, une générosité sans borne et un égoïsme foncier. Par contre, l'entrée au mariage, comme à la vraie guerre – celle d'Europe ou celle des classes –, c'est la frontière d'un pays qu'il refuse de franchir.
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