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GISCARD D'ESTAING VALÉRY (1926-    )

Né le 2 février 1926 à Coblence, en Allemagne, dans une famille de la haute bourgeoisie d'origine auvergnate, Valéry Giscard d'Estaing fait l'École polytechnique avant d'intégrer l'École nationale d'administration (E.N.A) de 1949 à 1951. Il est nommé inspecteur des Finances en 1952 puis directeur adjoint au cabinet d'Edgar Faure, président du Conseil, en 1954. Membre du Centre national des indépendants et paysans (C.N.I.P.), il est élu à partir de 1956 député du Puy-de-Dôme, succédant à son grand-père maternel Jacques Bardoux. Trois ans plus tard, il devient secrétaire d'État aux Finances, puis ministre des Finances et des Affaires économiques à partir de 1962 dans les gouvernements Debré et Pompidou. La même année, pour les élections législatives, il anime le nouveau groupe politique des Républicains indépendants (R.I.), allié à la majorité gaulliste. Libéré de ses fonctions ministérielles en décembre 1965, il s'attache dès lors à consolider son parti tout en le démarquant quelque peu de la majorité ; il ira jusqu'à faire voter non au référendum du 27 avril 1969 sur la réforme du Sénat et la régionalisation. Le non l'emporte avec 52,41 p. 100. Le général de Gaulle, prenant acte du désaveu des Français, démissionnera le lendemain. Giscard d'Estaing n'en retrouve pas moins, en juin de la même année, après l'élection de Georges Pompidou à la présidence de la République, le portefeuille de l'Économie et des Finances qu'il conservera jusqu'en 1974.

1.  Un destin présidentiel

Candidat à l'élection présidentielle d'avril 1974, Giscard d'Estaing fait campagne sur le thème d'une « société libérale avancée ». Il obtient au premier tour près de 33 p. 100 des voix contre 43,3 p. 100 à François Mitterrand et 14,5 p. 100 à Jacques Chaban-Delmas ; au second tour, il l'emporte avec 50,8 p. 100 des suffrages exprimés contre 49,2 p. 100 à François Mitterrand. Sa présidence s'ouvre avec un gouvernement dirigé par Jacques Chirac (1974-1976) et au sein duquel on retrouve à l'Intérieur Michel Poniatowski, qui fut lon [...]

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Pour citer cet article

Gérard PONTHIEU,  E.U., « GISCARD D'ESTAING VALÉRY (1926-    )  », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le  . URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/valery-giscard-d-estaing/

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« GISCARD D'ESTAING VALÉRY (1926- ) » est également traité dans :

BARRE RAYMOND (1924-2007)

Écrit par :  Éric PHÉLIPPEAU

25 août 1976 – au moment où Jacques Chirac décide de rompre avec Valéry Giscard d'Estaing et de s'en aller fonder le R.P.R. – au poste de Premier ministre, à la tête d'une formation de trois ministres d'État, treize ministres, un ministre délégué et dix-neuf secrétaires d'État. À l'époque, le président de la République… Lire la suite
BOKASSA JEAN BEDEL (1921-1996)

Écrit par :  Bernard NANTET

centrafricain eut un prolongement direct sur la politique française, Le Canard enchaîné (10 octobre 1979) ayant dévoilé que le président Giscard d'Estaing avait reçu de l'empereur des diamants en cadeau, le chef de l'État fut engagé dans une polémique qui dura jusqu'à la veille de l'élection présidentielle française en 1981… Lire la suite
CHIRAC JACQUES (1932-    )

Écrit par :  UniversalisChristian SAUVAGE

Dans le chapitre "Une carrière exemplaire"  : …  avec le Parlement (1971-1972), ministre de l'Agriculture et du développement rural (1972-1974), il est, à la mort de Georges Pompidou, ministre de l'Intérieur. Il s'oppose alors à la candidature de Jacques Chaban-Delmas avec quarante-trois parlementaires gaullistes et favorise l'élection de Valéry Giscard d'EstaingLire la suite
CINQUIÈME RÉPUBLIQUE - La période gaullienne (1958-1969)

Écrit par :  Pierre BRÉCHON

Dans le chapitre "Les élections législatives de mars 1967"  : …  prennent plutôt de la distance, à travers une politique de « oui, mais... » définie par Valéry Giscard d'Estaing. Ils acceptent cependant la règle de la candidature unique dès le premier tour. La gauche modérée, réunie dans la Fédération de la gauche démocratique et socialiste (F.G.D.S.) et incluant la S.F.I.O., la C.I.R.… Lire la suite
CINQUIÈME RÉPUBLIQUE - La période post-gaullienne (1969-1981)

Écrit par :  Pierre BRÉCHON

Dans le chapitre " La « petite alternance » avec Valéry Giscard d'Estaing (1974-1981)"  : …  Avec la victoire de Valéry Giscard d'Estaing à l'élection présidentielle de 1974, les gaullistes perdent la présidence de la République. C'est en quelque sorte une « petite alternance » qui se réalise, le pouvoir étant désormais exercé par celui qui n'était jusque-là qu'un partenaire minoritaire et parfois critique dans la coalition au pouvoir… Lire la suite
FRANCE (Le territoire et les hommes) - Un siècle de politique économique

Écrit par :  Pascal GAUCHONMichel HUSSON

Dans le chapitre "Choix libéraux et « socialisme rampant »"  : …  En 1976, Valéry Giscard d'Estaing publie Démocratie française ; il y explique que les Français aspirent à être gouvernés au centre. Rien d'étonnant à ce que sa politique économique soit critiquée à droite comme à gauche… Lire la suite
FRANCE (Histoire et institutions) - La France d'aujourd'hui

Écrit par :  Serge BERSTEIN

Dans le chapitre "Les répercussions de la crise"  : …  par une fraction de son parti conduite par Jacques Chirac, mais Valéry Giscard d'Estaing, qui se réclame du « libéralisme avancé », mais dont la marge de manœuvre va se trouver entravée par les deux crises pétrolières comme par l'absence d'une majorité fidèle, puisque l'essentiel en est constitué par les gaullistes du R.P… Lire la suite
GAULLISME

Écrit par :  Serge BERSTEIN

Dans le chapitre "Post-gaullisme ou néo-gaullisme ?"  : …  le destin du gaullisme apparaît moins clair. Privé d'un leader naturel en la personne du chef de l'État, puisque durant plus de vingt années l'Élysée sera occupé par le libéral Valéry Giscard d'Estaing puis par le socialiste François Mitterrand, il se réduit à la formation gaulliste. Encore celle-ci se trouve-t-elle déchirée en 1974 entre les… Lire la suite
JUILLET PIERRE (1921-1999)

Écrit par :  Bruno DIVE

est encore pour faire pièce à Chaban qu'il pousse Chirac à lancer son « Appel des 43 » (parlementaires U.D.R.) et à soutenir indirectement la candidature de Valéry Giscard d'Estaing dans la course à l'Élysée. Quand Jacques Chirac devient Premier ministre, le couple Juillet-Garaud revient à Matignon. Mais c'est deux ans plus tard la rupture avec… Lire la suite
MAI-68

Écrit par :  Danielle TARTAKOWSKY

Dans le chapitre "Une postérité complexe"  : …  La libéralisation culturelle entre peu après dans la loi sur l'initiative, cependant, de Valéry Giscard d'Estaing : abaissement à dix-huit ans de la majorité (5 juill. 1974), transformation du statut de l'O.R.T.F. (7 août), divorce pour cause de séparation de fait (1er juillet 1974), instauration de l'I.V.G. (17 janv. 1975).… Lire la suite
MARSEILLAISE LA

Écrit par :  Guillaume MAZEAU

Dans le chapitre "Un chant à la fois rassembleur et clivant"  : …  La Marseillaise est quelque peu délaissée par la droite modérée. En 1974, le président Valéry Giscard d’Estaing, soucieux de moderniser les rituels républicains, en fait ralentir le tempo, afin qu’elle ressemble moins à une marche militaire. Chantée en temps de paix sur un air martial, La Lire la suite
PEYREFITTE ALAIN (1925-1999)

Écrit par :  Bruno DIVE

L'élection de Valéry Giscard d'Estaing aurait pu sonner la fin de sa carrière. Elle permettra au contraire son apothéose. Après la démission fracassante de Jacques Chirac qui quitte son poste de Premier ministre en août 1976, le nouveau président de la République recherche l'alliance et la caution de… Lire la suite
RAFFARIN JEAN-PIERRE (1948-    )

Écrit par :  Delphine DULONG

1955) dans le gouvernement de Pierre Mendès France tout en occupant le poste de conseiller général de la Vienne pendant plus de trente ans. Aussi, lorsque le fils fait la connaissance de Valéry Giscard d'Estaing en juin 1972, c'est presque naturellement qu'il s'engage à ses côtés pour devenir l'un des principaux animateurs des Jeunes giscardiens… Lire la suite
U.D.F. (Union pour la démocratie française)

Écrit par :  Julien FRETEL

L'U.D.F. est fondée le 1er février 1978, à l'initiative de Valéry Giscard d'Estaing, alors président de la République, et des principaux responsables des partis de la droite non gaulliste, à savoir le Centre des démocrates sociaux (C.D.S.) de Jean Lecanuet, le Mouvement… Lire la suite
U.M.P. (Union pour un mouvement populaire)

Écrit par :  Pierre BRÉCHONUniversalis

Dans le chapitre "L'union du gaullisme, de la droite et du centre"  : …  la droite, cesse d'exister à partir de l'élection présidentielle de 1974. Il se rallie à Valéry Giscard d'Estaing, candidat de la droite libérale, pendant longtemps compagnon de route du gaullisme auquel il apportait un soutien critique à travers sa formation politique, les républicains indépendants. Une fois élu, le président Giscard d'Estaing va… Lire la suite
VEIL SIMONE (1927-    )

Écrit par :  Catherine ACHIN

Dans le chapitre "Femme, ministre et européenne"  : …  En 1974, à la suite de l'élection de Valéry Giscard d'Estaing à la présidence de la République, elle est appelée dans le gouvernement de Jacques Chirac au poste de ministre de la Santé, seule femme ministre de plein droit. Elle entre ainsi en politique par le haut, par la… Lire la suite

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