L'ancienne capitale du reino de Valencia est aujourd'hui la troisième ville d'Espagne (805 304 hab. en 2006, agglomération 1 750 423). Située sur les rives du Turia, au passage de la grande voie de communication du littoral méditerranéen, au milieu de la huerta la plus connue de la péninsule par son ancienneté et sa juridiction (communautés et tribunal de las Aguas), elle a longtemps eu comme base économique l'agriculture et le commerce. L'aménagement de son port sur une côte basse, sablonneuse, peu propice à ce type d'installation, s'explique par le grand essor des cultures d'exportation dans la seconde moitié du xixe siècle, lorsque la région de Valence devient le premier verger d'agrumes de la Méditerranée. Elle importe surtout des matières premières destinées à l'agriculture (engrais, phosphates) et à l'industrie (bois, produits pétroliers), et exporte dans une moindre mesure des produits agricoles (riz, oranges, citrons, oignons et vins) et manufacturés (meubles, céramiques, tuiles vernissées, textiles). Entre la ville et l'embouchure du Turia s'échelonnent les principaux établissements industriels, à l'écart de la cité des propriétaire […]
