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UROLOGIE

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2.  Progrès de la thérapeutique

Les infections non spécifiques de l'appareil génito-urinaire, si fréquentes, méritent la plus grande attention, car elles peuvent à la longue retentir sur la fonction rénale. Les progrès de l'antibiothérapie fongique et de la chimiothérapie ont permis de combattre et de guérir souvent les infections urinaires. Mais un progrès décisif dans le traitement des infections rénales, surtout chez l'enfant, a été la découverte d'un facteur qui les favorise : la fréquence et la gravité du reflux vésico-urétéral. Normalement, la jonction entre la vessie et l'uretère dispose d'un mécanisme musculaire qui assure le passage de l'urine de l'uretère dans la vessie, et s'oppose, lors de la contraction de la vessie, qui augmente la pression intravésicale, au reflux de l'urine dans l'uretère, urine qui contient occasionnellement des agents infectieux ainsi transportés jusqu'aux reins. La méconnaissance de ce reflux laisse évoluer des infections rénales à rechutes qui, à la longue, entraînent la destruction du rein. Le traitement du reflux vésico-urétéral, opératoire s'il le faut, est un des progrès les plus remarquables de l'urologie moderne.

Les infections spécifiques de l'appareil urinaire sont avant tout la tuberculose et la schistosomiase. Les malades atteints de tuberculose urinaire ont bénéficié, comme tous les tuberculeux, de l'antibiothérapie et de la chimiothérapie ; l'ablation chirurgicale du rein est devenue exceptionnelle et n'est indiquée que dans les destructions totales de l'organe. Les séquelles cicatricielles de la tuberculose urinaire guérie retentissent parfois sur les voies urinaires proprement dites, uretères, vessie, et constituent ainsi une menace pour la fonction rénale. C'est le rôle de la chirurgie conservatrice, plastique et réparatrice, de rétablir la perméabilité d'un uretère atteint de rétrécissement cicatriciel, d'agrandir par entéroplastie la capacité de la vessie rétractée par la sclérose.

La schistosomiase, ou bilharziose, est endémiqu […]

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