2. Développement et métamorphose
Sauf quelques exceptions, la fécondation des urodèles est interne : les spermatozoïdes, contenus dans un spermatophore déposé par le mâle, sont saisis par les lèvres cloacales de la femelle. À l'éclosion, les larves se fixent temporairement grâce à des « balanciers » dont les extrémités produisent une sécrétion adhésive. Elles possèdent des crêtes natatoires dorsale et caudale et une dentition spéciale. Elles respirent au moyen de trois houppes branchiales. Les membres antérieurs se développent avant les postérieurs. L'élimination de la métamorphose peut être réalisée par un développement direct qui supprime la phase larvaire libre aquatique ou par la néoténie qui élimine la phase terrestre.
La phase larvaire aquatique est ainsi complètement supprimée chez Salamandra atra, qui est vivipare. Un œuf éclôt dans chaque oviducte sous forme d'une larve munie de balanciers, d'organes de la ligne latérale et de branchies. La larve se nourrit d'abord du vitellus des œufs voisins avortés, puis elle se met en relation avec la paroi de l'oviducte par l'intermédiaire des branchies externes et elle est libérée à la fin de son développement.
Chez les espèces néoténiques, la métamorphose ne se produit habituellement pas : des caractères larvaires persistent toute la vie, ainsi que le mode de vie aquatique. La néoténie est un caractère spécifique presque définitivement fixé dans le cas classique de l'axolotl qui ne se métamorphose que très rarement dans son habitat naturel. Un traitement thyroïdien permet d'obtenir des individus métamorphosés, car l'axolotl n'est que la larve néoténique d'Ambystoma tigrinum. Les causes de cette néoténie facultative sont mal connues : insuffisance quantitative de sécrétion thyroïdienne ou faible réactivité des tissus ?
[…]… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 3 pages…



