3. De la Renaissance à l'époque contemporaine
Le dernier duc étant mort en 1631 sans héritier, le patrimoine d'Urbin se trouva gravement amoindri. La bibliothèque du palais fut transportée au Vatican, le studiolo de Frédéric et le temple païen furent dépouillés de leurs peintures, le mobilier des appartements ainsi que les nombreuses œuvres d'art qui s'y trouvaient furent envoyés à Florence. La ville tomba rapidement en décadence. Elle connut, cependant, une nouvelle période de prospérité sous le pontificat de Clément XI (1700-1721), originaire d'Urbin. La résidence de la famille dont descendait ce pape – le palais Albani – fut agrandie et superbement décorée ; nombre d'édifices publics et privés furent rénovés ; le centre de la ville fut réaménagé avec la construction du collège des Scolopi, conçu par l'architecte Alessandro Specchi ; près du palais ducal fut érigé l'obélisque égyptien provenant du temple d'Isis à Rome. C'est au cours de ces années que la ville prit son aspect définitif. Elle n'a pas été défigurée. Un centre habité a été construit depuis 1950, mais au-delà de la colline qui domine la forteresse de l'Albornoz. Ainsi, le centre historique d'Urbin a été presque complètement sauvé ; il est devenu le siège d'instituts culturels qui jouissent d'un grand prestige : l'université, fréquentée par des milliers d'étudiants, l'Institut d'art pour l'illustration et la décoration de livres, l'un des centres d'activité les plus cotés existant en Italie dans le domaine de l'imprimerie.
Urbin est une ville dont le palais et les édifices attirent nombreux les amateurs de l'architecture de la Renaissance. Le palais ducal possède une remarquable collection de peintures, célèbre surtout par les œuvres de Piero della Francesca, de Melozzo da Forli, de Signorelli, de Raphaël et de Titien.
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